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Dernièrement est prétendument tombée de la poussière des rues d’or
sur la chemise noire du prédicateur, soulevée par le cheval blanc qui
galopait dans le ciel! Le cavalier portait dans sa main gauche le sceptre et
dans sa droite l’épée. Ces choses et d’autres encore bien davantage non
bibliques sont prêchées, et l’on parle de la «troisième vague de réveil».
De
toutes les aberrations dans les rassemblements charismatiques le «tomber en
arrière» lors de la prière est la plus caractéristique. Cela est désigné
comme «slain in the Spirit», que l’on peut traduire par «touché par
l’Esprit», et qui est présenté comme une expérience particulière de
bénédiction. Sur ce point laissons aussi parler l’Ecriture. La Parole
à laquelle ces gens se réfèrent se trouve dans Esaïe 28.13, mais cependant
elle s’y trouve en tant que menace: "… afin qu’ils marchent, et qu’ils
tombent en arrière, et qu’ils soient brisés, et enlacés, et pris". C’est
parce que les personnes fatiguées et ceux qui étaient chargés ne sont pas
entrés dans le repos de Dieu, et qu’ils n’ont pas voulu écouter (v. 12), que
cette menace a été faite. Tout d’abord Dieu expose l’état tragique dans
lequel se trouvent les serviteurs de l’assemblée, et Il prononce une
accusation: "Le sacrificateur et le prophète ont erré par la boisson
forte, ils sont dévorés par le vin, ils se sont égarés par la boisson forte;
ils ont erré dans leur vision, ils ont bronché dans le jugement" (Es.
28.7).
Cette
description se rapporte à tous ceux qui ont bu à la coupe d’or de Babylone,
et qui par cela ont perdu leur orientation spirituelle (Jér. 51.7; Apoc.
17.2). AINSI DIT LE SEIGNEUR: "Car toutes les tables sont pleines de
sales vomissements, de sorte qu’il n’y a plus de place" (Es. 28:8). Ce
n’est pas une seule table, pas une seule église, pas une seule confession,
mais bien toutes les tables qui sont souillées par ce que les gens
font sortir de leurs bouches: des paroles falsifiées.
En
présence de cette situation cette question est justifiée: "A qui
enseignera-t-il la connaissance? et à qui fera-t-il comprendre ce qui est
annoncé?" (v. 9). Là où les tables ont été souillées de cette manière ne
peut s’ensuivre ni jurisprudence biblique, ni réelle révélation. Là c’est
continuellement: "… commandement sur commandement, commandement sur
commandement; ligne sur ligne, ligne sur ligne; ici un peu, là un peu…"
(v. 10). Tous sont sûrs de leurs affaires et pensent: "… si le fléau qui
inonde passe, il n’arrivera pas jusqu’à nous…" car: "… nous avons
fait du mensonge notre abri, et nous nous sommes cachés sous la fausseté"
(v. 15). Ils ne remarquent pas qu’ils marchent sur leurs propres chemins et
transmettent leurs propres interprétations des Ecritures, desquelles, sans
qu’ils en soient conscients, ils ont fait leur protection et leur abri.
Cependant AINSI DIT LE SEIGNEUR: "Et j’ai mis le jugement pour cordeau,
et la justice pour plomb, et la grêle balayera l’abri de mensonge,
et les eaux inonderont la retraite cachée" (v. 17).
Alors
quand l’abri du mensonge sera touché par le marteau de la Parole de Vérité,
les gens devraient le remarquer et devraient revenir à Dieu. Il y a une
règle que le Seigneur nous a donnée pour le chemin. Paul écrit à son
collaborateur Timothée: "Mais toi, tu as pleinement compris ma
doctrine, ma conduite, mon but constant, ma
foi, mon support, mon amour, ma patience, mes persécutions, mes
souffrances…" (2 Tim. 3.10). Qui est disposé à prendre réellement la
doctrine des apôtres pour règle? Que personne ne se trompe lui-même:
Dieu ne se laisse pas moquer pour toujours. Dans Son Royaume et dans Son
Eglise seule Sa Parole a de la valeur. Les paroles des hommes appartiennent
aux institutions des hommes, mais non comme succédané de la Parole de Dieu.
C’est un double péché lorsque d’un côté la Parole de Dieu dans Sa forme
originale est rejetée et qu’Elle est remplacée par des paroles d’hommes pour
se tranquilliser soi-même. (Jér. 2.13). Il en est ainsi, sans que les gens
s’en aperçoivent, dans toutes les dénominations du monde entier.
Ceux-mêmes qui publient la délivrance, attrapent les gens dans leurs filets,
et leur nouvelle organisation est pareille aux anciennes prisons. Dans ces
choses tout demeure comme auparavant, car AINSI DIT LE SEIGNEUR: "Mais
c’est ici un peuple pillé et dépouillé; ils sont tous liés dans
des fosses, et ils sont cachés dans des prisons; ils sont devenus
un butin, et il n’y a personne qui délivre, une proie, et il n’y a personne
qui dise: Restitue! Qui parmi vous prêtera l’oreille à cela? Qui fera
attention, et écoutera ce qui est à venir?" (Es. 42.22-23). Cependant il
y a partout des élus que le Seigneur fidèle appelle à sortir des camps
d’emprisonnement spirituel, selon la Parole de l’Ecriture: "C’est
pourquoi sortez du milieu d’eux, et soyez séparés, dit le Seigneur, et ne
touchez pas à ce qui est impur…" (2 Cor. 6.16-18; Apoc. 18.4, et
autres).
Dans
la présence de Dieu personne n’est jamais tombé en arrière en priant, mais
au contraire tous sont tombés sur leurs genoux et sur leur face: Abraham (Gen.
17.17), Eliézer (Gen. 24.48), Moïse (Ex. 34.8), Josué (Jos. 5.14), Daniel
(Dan. 8.17) et aussi notre Seigneur à Gethsémané (Mat. 26.39). Tous les
prophètes et l’ensemble du peuple de Dieu se jetaient sur leur face: "Et
tous les fils d’Israël, voyant descendre le feu, et la gloire de l’Eternel
sur la maison, s’inclinèrent le visage en terre sur le pavement…"
(2 Chr. 7.3). Même Nebucadnetsar, le roi païen, fit de même lorsqu’il vit
l’action de Dieu (Dan. 2.46). Lorsque l’Esprit de Dieu est à l’oeuvre par
le don de prophétie, les gens tombent également sur leur face (1 Cor.
14.25), et non pas comme cela est pratiqué dans les soi-disant «conférences
de feu», où l’on tombe en arrière. Aussi dans le Nouveau Testament tous,
dans la crainte du Seigneur, se sont prosternés sur leur face. Ceux qui ont
commencé, selon Matthieu 2.11-12, sont les trois sages venus de l’Orient,
jusqu’à l’apôtre Jean sur l’île de Patmos.
Dans
tout réveil et dans toutes les assemblées évangéliques les gens se
réunissent sous la proclamation de la Parole, parce qu’ils ont soif de Dieu.
Toutefois tous ne sont pas prêts à parcourir tout le chemin avec le
Seigneur, sans compromis. Beaucoup font appel à leurs «expériences» et
continuent à marcher sur leur propre chemin.
Toutes
ces choses qui arrivent maintenant doivent aussi une fois être appelées
clairement par leur nom, et être considérées à la lumière de la Parole de
Dieu: parce que le Seigneur va justement repousser si sévèrement les
faiseurs de miracles, il faut que ce thème soit ramené au premier plan.
Beaucoup abusent de Son Nom: ils prophétisent, chassent les démons,
accomplissent des miracles et se laissent honorer et célébrer par des
milliers de personnes! Qu’y a-il de faux à tout ce qu’ils font? Cela semble
être tout à fait biblique! Eux-mêmes sont faux dans leurs prophéties et dans
leurs doctrines parce qu’ils ont mis de côté l’enseignement biblique des
apôtres et la prophétie biblique.
La
puissance de Dieu qui se trouve dans le Nom de Jésus agit en dépit du fait
que le prédicateur soit juste ou faux, car elle est reliée uniquement à la
foi du croyant, et non à la doctrine ni à la vie de celui-ci. Notre Seigneur
dit: "Et ce sont ici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru…"
(Marc 16.17). Il est également écrit: "Car il fait lever son soleil sur
les méchants et les bons, et envoie sa pluie sur les justes et sur les
injustes" (Mat. 5.45).
Il
existe encore également ce qui est vrai, car il y a aussi la promesse de
notre Seigneur: "C’est pourquoi aussi la sagesse de Dieu a dit: Je leur
enverrai des prophètes et des apôtres…" (Luc 11.49). A
ceux que le Seigneur Lui-même envoie, Il dit: "Voici, moi je vous
envoie comme des brebis au milieu des loups…" (Mat.
10.16). "Celui qui vous reçoit, me reçoit; et celui qui me reçoit, reçoit
celui qui m’a envoyé. Celui qui reçoit un prophète
en qualité de prophète, recevra la récompense d’un prophète…" (Mat.
10.40-41).
C’est
une puissante promesse, parce qu’elle vient de Dieu et promet une récompense
pour tous ceux qui reçoivent de tels messagers de Dieu directement
envoyés par Lui. De nouveau le Seigneur met l’accent sur cela: "En
vérité, en vérité, je vous dis: Celui qui reçoit quelqu’un que
j’envoie, me reçoit; et celui qui me reçoit, reçoit
celui qui m’a envoyé" (Jean 13.20). "Jésus donc leur dit
encore: Paix vous soit! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous
envoie" (Jean 20.21). Chacun des hommes envoyés par Dieu connaît le
jour, le lieu et la teneur de la commission divine qu’il a reçue lors de son
appel et de son envoi.>> |