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C’est exactement ce qu’est un appel divin et une mission ayant
une grande importance pour l’histoire du salut! L’apôtre Paul ne s’adresse
pas seulement à l’Eglise, mais aussi aux prophètes et à ceux qui sont
spirituels, et il déclare qu’il ne transmet pas sa propre opinion, mais bien
ce que le Seigneur a commandé. "Si quelqu’un pense être prophète ou
spirituel, qu’il reconnaisse que les choses que je vous écris sont
le commandement du Seigneur. Et si quelqu’un est ignorant, qu’il
soit ignorant" (1 Cor. 14.37-38).
Toute
la Bible, l’Ancien et le Nouveau Testament, est la Parole de Dieu. Par le
moyen des prophètes et des apôtres Dieu Lui-même a parlé; ils agissaient par
un mandat venant directement de Lui. Paul pouvait écrire: "Car nous
vous disons ceci par la parole du Seigneur…" (1 Thess. 4.15). Ce
n’est que lorsque celui qui transmet ce que ces hommes de Dieu ont dit par
ordre de Dieu, qu’il dit en réalité ce que Dieu a dit. Ce n’est que dans un
tel cas que les auditeurs peuvent témoigner: "Maintenant, à cela je
connais que tu es un homme de Dieu, et que la parole de l’Eternel dans ta
bouche est la vérité" (1 Rois 17.24). De qui, dans toutes les
diverses confessions, peut-on dire aujourd’hui que la Parole de Dieu est
réellement encore la pure Vérité dans la bouche de ceux qui La prêchent?
Seul celui qui enseigne et baptise comme les apôtres, celui-là enseigne et
baptise correctement. L’ordre divin pour l’Eglise a été établi au
commencement et il est sorti comme Parole de Dieu de Jérusalem pour aller
dans tout le monde. Maintenant la doctrine et la pratique dans la vraie
Eglise doivent être exactement comme à cette époque.
L’homme de Dieu, Paul, entreprit trois ans après sa conversion le premier
voyage à Jérusalem, afin de s’entretenir avec Pierre. Dans les quinze jours
de son séjour il apprit d’une bouche mandatée tout ce qu’il y avait au
commencement. Il rencontra aussi Jacques, le frère du Seigneur. Quatorze ans
plus tard, sur une directive divine, le même Paul, avec Barnabas et Tite,
fit encore un voyage à Jérusalem. Cette fois ce n’était pas pour s’informer,
mais bien pour comparer s’il pouvait subsister devant Dieu avec son
enseignement, ou s’il avait travaillé en vain (Gal. 1.18 – 2.2).
Nous invitons ici tous les prédicateurs, évangélistes, docteurs, prophètes,
tous les ouvriers dans le Royaume de Dieu, à entreprendre en esprit le même
voyage à Jérusalem, afin de comparer réellement si leur prédication et leur
pratique correspondent avec la Parole écrite. La comparaison doit
toujours être entreprise avec l’original. Ce qui était au commencement et la
manière dont cela était, doit se retrouver également à la fin: un parfait
accord de l’Eglise–Epouse avec Dieu et Sa Parole, avant le retour de
Jésus-Christ! Un retour total aux doctrines bibliques et à la pratique
apostolique est le commandement et le Message de l’heure.
Les
falsifications et les altérations, qui avaient commencé déjà très tôt, se
sont reflétées dans la grande apostasie, et trouvèrent le premier point
culminant dans l’organisation en 325 ap. J.-C. lors du Concile de Nicée.
D’autres Conciles suivirent et le Moyen-Age — l’âge des ténèbres — vint dans
lequel la Lumière de la Parole disparut presque. Finalement vint une
nouvelle percée par la Réformation, suivie des réveils qui apparurent dans
les siècles suivants, au cours desquels le Seigneur plaça à nouveau de plus
en plus sur le chandelier les vérités bibliques. D’anciennes traditions
s’installèrent malheureusement également dans les réveils qui eurent lieu au
commencement du vingtième siècle sous l’action puissante de l’Esprit. C’est
ainsi que l’ennemi a réussi, là aussi où l’Esprit de Dieu agissait, à
présenter le juste comme faux et le faux comme juste. Le vieux levain gâte
et a sans cesse gâté tout ce qui était nouveau. Des communautés de croyants
organisés s’élevèrent, et ainsi l’ancienne tragédie continua.
Ce que
notre Seigneur dit en ce temps-là aux Juifs, dans Marc, chapitre 7, est
valable également pour le christianisme déchu: "Ce peuple-ci m’honore des
lèvres, mais leur coeur est fort éloigné de moi; mais ils m’honorent en
vain, enseignant, comme doctrines, des commandements d’hommes. Car,
laissant le commandement de Dieu, vous observez la tradition des hommes… Et
il leur dit: Vous annulez bien le commandement de Dieu, afin de
garder votre tradition" (Marc 7.6-9).
Se
pourrait-il que toute l’adoration, ainsi que la louange dans les
rassemblements charismatiques, soit faite en vain, parce que l’enseignement
de l’homme et les commandements de l’homme sont crus au lieu de la Parole de
Dieu? Jésus, notre Seigneur, mit les conditions et dit: "Celui qui croit
en moi, selon ce qu’a dit l’écriture …" (Jean 7.38). Le Seigneur
exige une adoration de Dieu en Esprit et en Vérité (Jean 4.24). La
Parole de Dieu est la Vérité dans Laquelle le Saint-Esprit conduit les
véritables croyants, et les sanctifie en Elle.
Maintenant, si près du retour de Jésus-Christ, il s’agit aussi de la partie
prophétique, comme Pierre le fit déjà ressortir en ce temps-là et l’exprima
d’une manière tout à fait merveilleuse lorsqu’il écrit: "Car ce n’est
pas en suivant des fables ingénieusement imaginées, que nous vous avons fait
connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus-Christ, mais
comme ayant été témoins oculaires de sa majesté"
(2 Pier. 1.16). L’apôtre avait été témoin de ses yeux et de ses oreilles des
événements merveilleux survenus sur la montagne de la transfiguration. C’est
avec une pleine certitude qu’il pouvait écrire: "Et nous avons la
parole prophétique rendue plus ferme, à laquelle vous faites bien d’être
attentifs, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce
que le jour ait commencé à luire et que l’étoile du matin se soit levée dans
vos coeurs" (v. 19).
Aujourd’hui, qui peut vraiment dire être en possession de la Parole
prophétique — non dans Son interprétation, mais bien dans Son
accomplissement — laquelle l’illumine comme une lampe brillante? N’est-on
pas partout tellement occupé par ses propres prophéties, ayant toujours
quelque chose de nouveau à présenter, de telle manière que l’on ne sent pas
l’appel de la Parole prophétique écrite? Aucune prophétie de l’Ecriture ne
permet une propre interprétation et ne peut être annulée par les nombreuses
prophéties personnelles; au contraire: les prophéties produites par
l’homme sont annulées par l’autorité de la Parole de Dieu. C’est-à-dire
que les prophéties de l’Ecriture sont toujours rattachées aux promesses qui,
par leur accomplissement, produisent leur légitimation.
Si
dans ce temps il ne s’en suivait pas une jurisprudence divine, cet exposé
aurait manqué son but. "Venez, et montons à la montagne de l’Eternel, à
la maison du Dieu de Jacob, et Il nous instruira de ses voies, et
nous marcherons dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi, et de
Jérusalem, la parole de l’Eternel" (Es. 2.3). La Parole
véritable est sortie de Jérusalem. C’est là que sont apparus les prophètes,
ainsi que notre Seigneur et les apôtres, et là le fondement pour l’Eglise du
Nouveau Testament a été posé; c’est là qu’Elle a été appelée à la vie. C’est
là qu’Elle doit retourner en ce qui concerne sa doctrine et son action!>>
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