|
Il
s’agit d’une confrontation de la doctrine fondamentale biblique avec les
dogmes des pères de l’Eglise s’écartant de celle-ci. Dans les doctrines
fondamentales sur la Divinité, sur le baptême, etc., les dogmes des églises
ne s’accordent pas avec ceux des apôtres. Sans en être conscients
beaucoup de personnes, malgré les bénédictions, demeurent dans les
falsifications traditionnelles. C’est l’écrasant bilan que l’on peut faire à
la fin du temps de la grâce! Les prophètes, apôtres et docteurs envoyés de
Dieu ne connaissaient par exemple qu’un seul Dieu, pas un Dieu
triple. Ils ne connaissaient pas non plus de doctrine de «Jesus Only» (Jésus
seul). Ils connaissaient Dieu comme Il s’est fait connaître dans Sa
diversité. La doctrine de la Trinité, dans laquelle trois Personnes divines
égales, devraient exister de toute Eternité, est non biblique et correspond
à un ancien concept païen, qui, entre autre, continue à exister dans le
Bouddhisme.
Le
développement de l’Eglise du Nouveau Testament a beaucoup de ressemblance
avec Israël. "Et quand le peuple vit que Moïse tardait à descendre de la
montagne, le peuple s’assembla auprès d’Aaron, et ils lui dirent: Lève-toi,
fais-nous un dieu qui aille devant nous…" (Ex. 32.1). Il répondit à la
requête et fit un veau d’or, car en Egypte le taureau était honoré. Et puis
il est encore écrit: "Et ils dirent: C’est ici ton dieu, ô Israël! qui
t’a fait monter du pays d’Egypte" (v. 4). On peut se représenter la
chose: le Dieu d’Israël était apparu sur la montagne et avait dit en
premier: "Je suis l’Eternel, ton Dieu, qui t’a fait sortir du pays
d’Egypte, de la maison de servitude. Tu n’auras point d’autres dieux devant
ma face" (Ex. 20.1-4). Dans ce même temps Aaron transgressa avec le
peuple ce commandement, pratiqua l’idolâtrie et appela «dieu» un veau.
Parce
que le Seigneur Jésus, avec la promesse de Son retour, se fit attendre, les
pères de l’Eglise firent la même chose: ils formèrent et formulèrent un Dieu
à trois têtes, en trois formes correspondant au modèle païen, et dirent:
«Voilà ton Dieu, o chrétienté!». Celui qui ose toucher cette «formation» (la
Trinité) est traité comme s’il avait offensé ce qu’ils ont de plus sacré.
Cependant, quelle est la foi juste? Paul a mis en valeur la doctrine juste
et a mis l’accent: "… puisque c’est UN SEUL DIEU qui
justifiera…" (Rom. 3.30). Il écrit à un autre endroit: "Or un
médiateur n’est pas médiateur d’un seul, mais Dieu est UN SEUL"
(Gal. 3.20). Il n’est pas écrit une seule fois dans les Saintes Ecritures:
«Dieu un en trois» ou «Trinité», pas plus qu’il n’est écrit: «Fils céleste»
ou «Fils éternel». Ce Dieu formé ainsi est totalement étranger à l’Eglise
primitive, aux prophètes et aux apôtres. Un homme ayant une réflexion claire
ne peut jamais prétendre en présence de la Parole de Dieu, qu’il y en a
«trois» qui règnent dans le ciel, et que les trois sont un en toutes choses
— c’est-à-dire qu’ils formeraient une Trinité. Si cette Trinité existait
dans le ciel, il en serait aussi rendu témoignage dans la Bible. Parce
qu’elle ne peut être trouvée nulle part dans la Bible, elle ne peut pas
davantage être dans le ciel.
Quelques-uns exagèrent et s’écrient à haute voix: «Maintenant, nous invitons
la très sainte Trinité!». Le présentateur invite en premier le Père, et tous
tapent des mains avec enthousiasme. Puis le Fils est invité, et de nouveau
on applaudit bruyamment. Après cela le Saint-Esprit est tout
particulièrement invité au milieu d’eux, et tout le peuple est transporté
d’enthousiasme. Est-ce que quelqu’un croit sérieusement qu’il y a trois
Eternels, trois Tout-Puissants, trois Omniprésents? Alors ce n’est
visiblement plus le seul Dieu dont rend témoignage la Bible. Trois Personnes
indépendantes font trois Dieux — certainement pas un seul Dieu, si le
langage a encore une signification. C’est en cela que consiste la grande
apostasie que Paul a annoncée et qui s’est accomplie lorsque le
Christianisme a abandonné le fondement juif de la révélation.
Dans
tout l’Ancien Testament «l’apostasie» signifie se détourner du seul et
unique vrai Dieu pour aller à d’autres divinités. Dans l’Eglise du Nouveau
Testament, lorsqu’on se détourna du seul et unique vrai Dieu pour aller à
une Divinité de «trois Personnes», ce fut le commencement de la «grande
apostasie». Paul écrit aux Galates: "Je m’étonne de ce que vous passez si
promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, à un
évangile différent…" (Gal. 1.6). Dans le même chapitre, il prononce la
malédiction sur tous ceux qui annoncent un autre évangile. Plus tard il pose
la question: "Qui vous a ensorcelés…?" (Gal. 3.1).
Presque tous devraient supporter le même reproche par rapport à cette
formule de baptême trinitaire qu’ils emploient partout. Depuis la fondation
de l’Eglise du Nouveau Testament tous les croyants ont été baptisés au
Nom du Seigneur Jésus-Christ, comme Pierre l’a ordonné à l’Eglise dans
sa première prédication sous la direction du Saint-Esprit, le jour de
l’établissement de l’Eglise (Act. 2.38). Beaucoup sont en accord avec les
traditions d’églises, mais plus du tout avec la Parole de Dieu.
Les
mêmes personnes qui emploient si puissamment le Nom de Jésus, refusent
catégoriquement de se faire baptiser bibliquement au Nom du Seigneur
Jésus-Christ, comme Pierre, Paul, et les autres apôtres l’ont ordonné et
l’ont fait eux-mêmes conformément à l’ordre donné par notre Seigneur Jésus.
Cependant cela ne leur suffit pas, et ce baptême au Nom du Seigneur
Jésus-Christ, documenté par la Bible, ils l’appellent ouvertement une
hérésie, et non seulement en paroles mais aussi par écrit. Cela vaut la
peine de réfléchir à ce sujet. Les hérétiques d’aujourd’hui imputent par
cela Pierre, qui avait reçu les clés du Royaume et Paul, qui grâce à l’appel
divin enseignait et agissait pareillement, d’avoir enseigné faussement et
baptisé faussement, et d’avoir par cela trompé les croyants de l’Eglise
primitive. Eux-mêmes ne suivent pas l’ordre du Seigneur comme les
apôtres, mais répètent uniquement Matthieu 28.19 comme une formule magique
impressionnante. N’est-il pas généralement reconnu qu’avec l’emploi des
«trois hauts titres», sur tout l’ancien continent «chrétien», on pratique la
conjuration, la magie, le spiritisme, les tables tournantes et toutes sortes
de tour de passe-passe et d’occultisme?
Les
critiques de la recherche dans la Bible prétendent que le texte originel du
manuscrit de Matthieu 28.19 s’exprime ainsi: «en to onomati mou» — «en
dedans de Mon Nom», comme s’en tient aussi le docteur de l’Eglise
Eusebius. Selon les écrits de l’histoire de l’Eglise, dans les premiers
siècles après Christ, on baptisait encore au Nom de Jésus-Christ. Ensuite
les gens ont introduit leurs opinions doctrinales dans la Bible. C’est ainsi
que se trouve dans plusieurs traductions ultérieures de la Bible, même dans
la «Bible du roi Jacques» qui est lue sur tous les continents, l’adjonction
de 1 Jean 5.7: "Car il y en a trois qui rendent témoignage dans le
ciel…", bien que ce verset ne se trouve pas dans le texte original. Il
ne se trouve pas non plus dans le texte en hébreux, pas plus que dans les
éditions de la Bible en allemand, comme par exemple celle de Zurich, qui
remonte à Zwingli, ni dans la traduction française de J.N. Darby, et encore
moins dans la traduction originale de Luther. Cependant on la laisse là
traditionnellement, et on prêche même sur cela. Les apocryphes ne font
également pas partie de la Bible. Malheureusement la Bible aussi est tombée
entre les mains des hommes — quelle tragédie! Depuis quelque temps on a
accroché la soi-disant «Doxologie» à «Notre Père», et dernièrement même la
note finale: «Au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit»! Même les
différences de traductions de la Bible dans diverses langues pèsent en
partie d’un grand poids.
On
doit le dire une fois: Les anathèmes jetés sur les Juifs, les croisades, les
procès aux sorcières, les bûchers, l’ensemble de l’Inquisition, la
persécution et le meurtre des Juifs et de ceux qui avaient une foi
différente, toutes ces choses se sont faites en employant la formule: «Au
Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit!». Même lors du massacre des plus de
trente mille Huguenots, en France, les bourreaux reçurent du haut de la
chair cette «bénédiction» trinitaire. Aujourd’hui encore tous ceux qui
veulent entrer dans un Ordre doivent faire leur voeu «au Nom du Père, du
Fils et du Saint-Esprit» — même les Juifs qui entrent dans une loge
maçonnique. Tous ceux qui faisaient partie du cercle intime des SS d’Hitler,
devaient porter un uniforme noir et un tatouage au bras droit, un ceinturon
sur le fermoir duquel se trouvait écrit «Sang et honneur», à leur bonnet se
trouvait une tête de mort, et ils devaient faire serment au Reich, au
drapeau et au Führer «au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit». Au cours
de l’histoire de l’Eglise, des millions et des millions de personnes, sous
cette formule, ont été assassinées de la plus cruelle manière. Des Juifs
survivants d’Auschwitz m’ont rapporté personnellement lors d’une visite dans
l’ancien camp de la mort, et aussi à l’occasion de l’anniversaire de
l’Holocauste à la télévision public, que les sbires en uniforme noir
fréquentaient régulièrement la messe dans la chapelle catholique du camp.
Pendant que la fumée des chambres à gaz montait vers le ciel, de la chapelle
montait l’encens et des prières étaient dites «au Nom du Père, du Fils et du
Saint-Esprit».
Celui
qui connaît les écrits internationaux de l’histoire de l’Eglise, sait que
l’idée de la Trinité, et avec elle la formule trinitaire du baptême, ne
s’est établie qu’au troisième siècle après Christ. Polycarpe et Irénée ne
connaissaient encore aucune dispute christologique; ils connaissaient Christ
tel que les apôtres L’avaient annoncé. Cette théorie fut discutée au Concile
de Nicée (325 ap. J.-C.), et formulée au Concile de Calcédoine (381 ap.
J.-C.). Elle fut déclarée comme dogme généralement valable dans l’Eglise,
seulement en 441 par le pape Léon le Grand.
Les
historiens ne sont pas unanimes sur le fait qu’il y ait eu 50 ou même 60
millions de personnes qui subirent la mort en martyr, tuées par l’Eglise
trinitaire. Pour les croyants d’une autre foi et les Juifs, que l’on
traitait «d’abjects et endurcis meurtriers de Christ», les conditions posées
étaient qu’ils acceptent la foi au «Dieu en trois Personnes», et se fassent
baptiser de la manière trinitaire. Mais pour le croyant juif tout
particulièrement, il ne pouvait pas faire cela au prix de son âme, car il
aurait transgressé le premier et plus saint commandement de Dieu. AINSI
PARLE YAHWEH: "Ecoute, Israël: L’Eternel, notre Dieu, est un seul
Eternel" (Deut. 6.4). Les âmes de ces martyrs sont celles qui
conformément à Apocalypse 6.9-11 crient vengeance: "Et lorsqu’il ouvrit
le cinquième sceau, je vis sous l’autel les âmes de ceux qui avaient été
égorgés pour la parole de Dieu et pour le témoignage qu’ils avaient rendu.
Et elles criaient à haute voix, disant: «Jusqu’à quand ô Souverain,
saint et véritable, ne juges-tu pas et ne venges-tu pas notre sang sur ceux
qui habitent sur la terre?»". Il faudrait poser la question:
Quelle est l’institution qui devra rendre compte devant Dieu pour cela? De
qui peut-il être question dans les passages bibliques suivants?
"Car ils ont versé le sang des saints et des prophètes…" (Apoc. 16.6).
"Et je vis la femme enivrée du sang des saints, et du sang des témoins de
Jésus…" (Apoc. 17.6).
"Et la femme que tu as vue est la grande ville qui a la royauté sur les
rois de la terre…" (Apoc. 17.18).
"Et en elle a été trouvé le sang des prophètes, et des saints, et de tous
ceux qui ont été immolés sur la terre" (Apoc. 18.24).
L’heure de la décision est venue. Toute doctrine, toute pratique, l’ensemble
des trésors de la foi — tout doit être considéré à la lumière de la Parole
de Dieu. Dès maintenant, par le moyen de ce qui est dit plus haut, tous ont
de la connaissance sur ce thème complexe. Se peut-il que même un seul puisse
échapper au dernier jugement, sans avoir à répondre de sa responsabilité?
Pour ce qui concerne la foi, qui donc appartient tout simplement à l’Eglise
rachetée par le Sang, et qui appartient à l’Eglise-mère souillée par le
sang, qui est décrite en même temps comme la Grande Babylone (Apoc. 17.1-6)?
Chacun peut maintenant constater par lui-même là où il se trouve dans la
foi.
Depuis
la percée spirituelle de la Réformation, le Seigneur conduit Son peuple pas
à pas hors de tout ce qui n’est pas biblique, jusqu’à ce que Son Eglise soit
bâtie entièrement sur le fondement des apôtres.
Prédicateurs, frères, ne voyez-vous pas où vous conduit le voyage? Vous avez
établi des écoles bibliques et vous enseignez les autres; mais ne
voulez-vous pas vous-mêmes être enseignés de Dieu? Ne voyez-vous pas que le
seul Dieu, pour notre salut dans le Nouveau Testament, s’est fait connaître
en tant que Père dans le ciel, dans le Fils sur la terre, et
dans l’Eglise par le Saint-Esprit? Cela est cependant arrivé dans le
seul et unique Nom d’Alliance du Nouveau Testament, celui du Seigneur
Jésus-Christ, le seul Nom dans lequel se trouve le salut divin, et dans
lequel sont baptisés ceux qui viennent à la foi.
Dans
l’Ancien Testament aucun homme n’a encore prié: «Notre Père qui est dans les
cieux», mais il s’est adressé au SEIGNEUR DIEU. Nous trouvons ce titre 6.700
fois. Aucun prophète n’a connu quelque chose comme un «Fils éternel dans le
ciel», ni ne L’a invoqué. C’est bien là qu’est le nouveau mystère, annoncé
et promis dans l’Ancien Testament, incompréhensible et inexplicable de la
révélation de Dieu en Christ (2 Cor. 4.6; Col. 2.2-3; 1 Tim. 3.16, et
autres). Celui qui n’a pas cette révélation comprendra mal la lettre de
la Parole, il l’interprétera mal et la placera mal. Le Nom du Père, du
Fils et du Saint-Esprit, dans lequel on doit être baptisé, est en réalité:
Seigneur Jésus-Christ. Le mot hébreux Yahshua signifie «Yahweh-Sauveur»,
de même que «Emmanuel» signifie «Dieu avec nous». La véritable confession
s’exprime ainsi: Le Seigneur (Yahweh) de l’Ancien Testament est Jésus (le
Seigneur) du Nouveau Testament. C’est la divine Vérité. Le Nom du Père est
donc le Nom du Fils (Ps. 22.22), dans lequel Il s’est fait connaître. Tout
prédicateur et évangéliste, même tout croyant est engagé par la présente à
convenir que du temps des apôtres, et même 200 ans plus tard, aucune action
biblique et aucune prière n’a été trouvée faite dans une formule trinitaire.
Pierre, l’homme de la première heure, a exécuté ce que le Seigneur
ressuscité avait commandé à Ses disciples: "… leur enseignant à garder
toutes les choses que je vous ai commandées" (Mat. 28.20). Pendant
quarante jours le Seigneur a parlé après Sa résurrection à Ses disciples sur
le Royaume de Dieu; Il les a enseignés et mandatés (Act. 1.1-3). A
cette occasion Il leur a également donné l’ordre de mission qu’ils ont
ensuite mis en pratique. La doctrine de Christ était et demeure la
doctrine de Dieu. "Jésus donc leur répondit et dit: Ma doctrine n’est
pas mienne, mais de celui qui m’a envoyé. Si quelqu’un veut faire
sa volonté, il connaîtra de la doctrine si elle est de Dieu, ou
si moi je parle de par moi-même" (Jean 7.16-17). Et la doctrine des
apôtres était et est toujours la doctrine de Christ. "Quiconque vous
mène en avant et ne demeure pas dans la doctrine du Christ, n’a pas Dieu.
Celui qui demeure dans la doctrine, celui-là a le Père et le Fils. Si
quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas
dans votre maison et ne le saluez pas, car celui qui le salue participe à
ses mauvaises oeuvres" (2 Jean v. 9-11).>> |