|
CHAPITRE
21
Description de la Nouvelle
Jérusalem
“Et l’un
des sept anges qui avaient eu les sept coupes pleines des
sept dernières plaies, vint et me parla, disant: Viens ici,
je te montrerai l’épouse, la femme de l’Agneau. Et il
m’emporta en esprit sur une grande et haute montagne, et il
me montra la sainte cité, Jérusalem, descendant du ciel
d’auprès de Dieu, ayant la gloire de Dieu. Son luminaire
était semblable à une pierre très-précieuse, comme à une
pierre de jaspe cristallin. Elle avait une grande et haute
muraille; elle avait douze portes, et aux portes douze
anges, et des noms écrits sur elles, qui sont ceux des douze
tribus des fils d’Israël: à l’orient, trois portes; et au
nord, trois portes; et au midi, trois portes; et à
l’occident, trois portes. Et la muraille de la cité avait
douze fondements, et sur eux les douze noms des douze
apôtres de l’Agneau” (Apoc. 21.9-14).
Il s’agit ici
de la Nouvelle Jérusalem, qui descend “ayant la gloire de
Dieu. Son luminaire était semblable à une pierre
très-précieuse, comme une pierre de jaspe cristallin”.
Dans la description sont nommés douze portes et douze
fondements. Sur les uns se trouvent les douze noms des douze
apôtres, sur les autres les noms des douze pères d’Israël;
ensemble cela donne les représentants de l’Ancienne et de la
Nouvelle Alliance, les vingt-quatre anciens. Dieu ne possède
qu’une seule Eglise élue, Celle-ci renferme tous ceux qui
ont cru en Lui dans l’ensemble du temps de l’Ancienne et de
la Nouvelle Alliance. Les saints de l’Ancien Testament qui
sont ressuscités avec Jésus (Mat. 27), Lui appartiennent. La
première résurrection est le but le plus élevé. C’est ce que
pense Paul dans les Philippiens 3.10,11, lorsqu’il exprime
son désir d’avoir part à la première résurrection.
Dans l’Ancien
Testament les croyants mettaient leur espoir dans la venue
du Messie, et avec cela ils attendaient leur rédemption. Ils
se sont endormis dans cette foi en Lui. Les croyants du
Nouveau Testament croient en Christ, le Rédempteur, qui a
tout accompli pour tous.
La sainte
cité est décrite de différentes perspectives. “Et celui
qui me parlait avait pour mesure un roseau d’or, pour
mesurer la cité et ses portes et ses murailles. Et la cité
est bâtie en carré, et sa longueur est aussi grande que sa
largeur. Et il mesura la cité avec le roseau, jusqu’à douze
mille stades: sa longueur et sa largeur, et sa hauteur
étaient égales. Et il mesura sa muraille, cent
quarante-quatre coudées, mesure d’homme, c’est-à-dire
d’ange. Et sa muraille était bâtie de jaspe; et la cité
était d’or pur, semblable à du verre pur. Les fondements de
la muraille de la cité étaient ornés de toute pierre
précieuse: le premier fondement était de jaspe, le second de
saphir, le troisième de calcédoine, le quatrième d’émeraude,
le cinquième de sardonix, le sixième de sardius, le septième
de chrysolithe, le huitième de béril, le neuvième de topaze,
le dixième de chrysoprase, le onzième d’hyacinthe, le
douzième d’améthyste. Et les douze portes étaient douze
perles; chacune des portes était d’une seule perle; et la
rue de la cité était d’or pur, comme du verre transparent”
(Apoc. 21.15-21).
La Nouvelle
Jérusalem se dresse dans le ciel comme une pyramide de
Lumière, duquel Elle descend. Il nous en est dit la
longueur, la largeur et la hauteur, chaque fois s’élevant à
2’200 km. Déjà Abraham était à la recherche de cette cité
qui a des fondements inébranlables, et dont Dieu Lui-même
est l’architecte et le constructeur (Héb. 11.10). Paul écrit
au sujet de la “Jérusalem d’En-haut”, qui est notre
mère (Gal. 4.26).
Dans les
versets 22 et 23 de ce chapitre 21 de l’Apocalypse l’Agneau
de Dieu est décrit comme le point central de toute oeuvre de
salut: “Et je ne vis pas de temple en elle; car le
Seigneur, Dieu, le Tout-puissant, et l’Agneau, en sont le
temple. Et la cité n’a pas besoin du soleil ni de la lune,
pour l’éclairer; car la gloire de Dieu l’a illuminée, et
l’Agneau est sa lampe”. Que ce grand mystère nous soit
compréhensible ou non, qu’il nous éclaire ou non — il n’en
demeure pas moins que les choses sont ainsi, que Dieu
Lui-même, en Christ, s’est révélé pour apporter le salut à
l’humanité. Christ est le rayonnement du Seigneur Dieu en
personne. La Lumière et la Vie ne se trouvent qu’en Lui
seul, Lui en qui habite corporellement toute la plénitude de
la divinité (Col. 2.9). “Car c’est le Dieu qui a dit que
du sein des ténèbres la lumière resplendit, qui a relui dans
nos coeurs pour faire luire la connaissance de la gloire de
Dieu dans la face de Christ” (2 Cor. 4.6).
“Et les
nations marcheront par sa lumière; et les rois de la terre
apporteront leur gloire. Et ses portes ne seront point
fermées de jour: car il n’aura pas de nuit là” (Apoc.
21.24,25). Un poète a chanté: «Point de nuit ne sera là,
point de nuit ne sera là, parce que Jésus, le Soleil, brille
sans cesse…». Sur la terre il y aura encore la nuit et le
jour pendant le millénium, mais pas dans la cité céleste, la
Nouvelle Jérusalem. Le prophète Esaïe se rapporte à la
Jérusalem terrestre quand il écrit ce qui va arriver: “Et
tes portes seront continuellement ouvertes (elles ne seront
fermées ni jour ni nuit), pour que te soient apportées les
richesses des nations, et pour que leurs rois te soient
amenés” (Es. 60.11).
“Et on lui
apportera la gloire et l’honneur des nations. Et il n’y aura
aucune chose souillée, ni ce qui fait une abomination et un
mensonge: mais seulement ceux qui sont écrits dans le
livre de vie de l’Agneau” (Apoc. 21.26,27).
“Et il n’y
aura plus de malédictions; et le trône de Dieu et de
l’Agneau sera en elle…” (Apoc. 22.3).
Il est
nécessaire de faire ressortir clairement encore une fois la
différence qu’il y a entre ceux qui sont inscrits “dans le
livre de Vie”, et ceux qui sont inscrits “dans le livre de
Vie de l’Agneau”. Ceux qui ont part à la première
résurrection, qu’ils soient dans la Jérusalem céleste ou
dans la terressurrection dans la Vie éternelle, se trouvent
dans le livre de la Vie. C’est la raison tre, — leurs noms se trouvent dans tous les
cas dans le livre de Vie de l’Agneau; ces noms-là ne
peuvent pas être effacés ou retirés. C’est par sa
pré-connaissance que Dieu pouvait prédestiner. Il
connaissait ceux qui Le croiraient entièrement et qui Le
suivraient. Les noms de tous ceux qui sont sauvés et qui
entrent lors de la seconde répour laquelle lors de la dernière résurrection,
le Livre de la Vie de l’Agneau n’est pas du tout
mentionné.
Les rois des
peuples qui resteront, et sur lesquels Christ régnera en
Roi, trouveront le chemin pour venir à Lui. Ceux qui sont
impurs, qui commettent l’abomination et mentent, demeurent
dehors. Le fait que de telles personnes existent encore en
cette période se trouve aussi confirmé lorsqu’il s’agit du
dernier “aïon”, le millénium, mais pas de l’Eternité.
|