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CHAPITRE 10
Jean mange le livre doux-amer
“Et la
voix que j’avais ouïe du ciel me parla de nouveau et me dit:
Va, prends le petit livre qui est ouvert dans la main de
l’ange qui se tient sur la mer et sur la terre. Et je m’en
allai vers l’ange, lui disant de me donner le petit livre.
Et il me dit: Prends-le et dévore-le; et il remplira ton
ventre d’amertume, mais dans ta bouche il sera doux comme du
miel. Et je pris le petit livre de la main de l’ange, et je
le dévorai; et il fut dans ma bouche doux comme du miel; et
quand je l’eus dévoré, mon ventre fut rempli d’amertume, Et
il me fut dit: Il faut que tu prophétises de nouveau sur
des peuples et des nations et des langues et beaucoup de
rois” (Apoc. 10.8-11). Il ressort du contexte ce que
veut dire “manger le livre”. Le prophète Ezéchiel nous
relate une expérience semblable (Ezé. 2.8 — 3.3). Les deux
fois il nous est montré symboliquement les hommes de Dieu
mangeant le rouleau écrit, ce qui veut dire qu’ils doivent
prendre en eux la Parole pour pouvoir ensuite La donner plus
loin. C’est après cela que le Voyant prophétise aux peuples
et aux rois de la part de Dieu. Remarquez bien: il n’est pas
question ici de la publication de l’Evangile, mais il s’agit
au contraire de prophétiser sur les peuples. Cela fait une
grande différence. Les deux prophètes d’Apocalypse 11 ne
prêcheront pas aux peuples; ils prêcheront à Israël, mais
ils prophétiseront sur les peuples. Maintenant l’Evangile
éternellement valable est prêché aux peuples en témoignage
(Mat. 24). Alors que pendant le service des deux prophètes
le AINSI DIT L’ETERNEL sortira à l’égard des peuples de la
terre, lesquels seront frappés par de terribles plaies.
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