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APOCALYPSE PAR   EWALD FRANK

 AVANT-PROPOS 70 SEMAINES DE DANIEL  EPILOGUE.

                     Apocalypse  Chapitre:                       


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 VISIONS DE DANIEL ET APOCALYPSE           LA BÊTE À 7 TÊTES           LA BÊTE MONTANT DE LA TERRE       LA MARQUE DE LA BÊTE

CHAPITRE 13

La bête montant de la terre

La deuxième moitié du 13ème chapitre de l’Apocalypse est encore plus mystérieuse que la première. “Et je vis une autre bête montant de la terre; et elle avait deux cornes semblables à un agneau; et elle parlait comme un dragon. Et elle exerce tout le pouvoir de la première bête devant elle, et fait que la terre et ceux qui habitent sur elle rendent hommage à la première bête dont la plaie mortelle avait été guérie” (Apoc. 13.11,12).

Cette deuxième puissance vient de la terre, et non de la mer des peuples. Dans la prophétie biblique les nombreuses peuplades de l’Europe sont comparées aux eaux de la mer (Apoc. 17.15). Avec la deuxième bête il s’agit d’une puissance sur un continent dans lequel à l’origine il n’y avait pas beaucoup de peuples et de langues. L’agneau symbolise ici le pays chrétien dans lequel il y a la pleine liberté de religion, ce qui sur cette terre est unique. Les deux cornes indiquent la puissance temporelle et la puissance religieuse. Il s’agit ici de la deuxième puissance de ce monde, les Etats-Unis d’Amérique, en comparaison des “Etats Unis de l’Europe”. Comme il nous l’est dit, le moment vient dans lequel cette deuxième bête, d’orientation protestante, va employer le langage du dragon romain et exercer la puissance dans le sens et l’intérêt de la première bête.

La puissance de la deuxième bête fait en sorte que la première bête dont la blessure mortelle a été guérie, soit reconnue et honorée par les habitants de la terre. Cette deuxième bête est caractérisée par son développement et ses progrès techniques. “Et elle fait de grands miracles, en sorte que même elle fait descendre le feu du ciel sur la terre, devant les hommes. Et elle séduit ceux qui habitent sur la terre, à cause des miracles qu’il lui fut donné de faire devant la bête, disant à ceux qui habitent sur la terre de faire une image à la bête qui a la plaie de l’épée et qui a repris vie” (Apoc. 13.13,14).

En ce qui concerne le domaine religieux, voici ce qu’écrit Paul de “la puissance de l’iniquité” — en opposition aux véritables signes et miracles qui eurent lieu dans le ministère de notre Seigneur et des apôtres, et qui se produisent encore aujourd’hui en confirmation de la Parole — laquelle sera accompagnée de signes et de miracles mensongers: “… duquel la venue est selon l’opération de Satan, en toute sorte de miracles et signes et prodiges de mensonge, et en toute séduction d’injustice pour ceux qui périssent, parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés” (2 Thess. 2.9,10).

La seconde puissance mondiale était à l’origine purement protestante. Les personnes des pays européens qui fuirent devant l’oppression et la persécution religieuses trouvèrent dans ce pays une nouvelle patrie. L’association des protestants dans le Conseil Mondial des Eglises est l’image de l’église universelle romaine. Lorsqu’il est dit que cette image reçoit la vie (v. 5), cela signifie qu’elle reçoit l’autorisation d’exister, le plein droit de prendre part aux conversations. Depuis longtemps le Conseil Mondial des Eglises élève réellement sa voix, comme par exemple lors de son congrès de février 1991 à Canberra, en Australie, en rapport avec la guerre du Golfe. On s’attendait déjà à ce que le Pape et ses évêques fassent plus ou moins entendre leur voix, mais maintenant le Conseil Mondial des Eglises aune parole de poids à faire entendre. “Et il lui fut donné de donner la respiration à l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât même, et qu’elle fît que tous ceux qui ne rendraient pas hommage à l’image de la bête fussent mis à mort” (Apoc. 13.15). Par conséquent la persécution sera dirigée contre tous ceux, qui par conviction, n’appartiendront ni à l’église universelle catholique romaine, ni au conseil mondial des églises protestantes.

Dans le prophète Daniel, des éclaircissements nous sont donnés sur l’adoration de l’image de la bête telle qu’elle nous est décrite dans Apocalypse 13, et ce qu’on entend par là. Du temps de Daniel la statue était l’image d’un homme (Dan. 2.32,33). Telle que le prophète avait vu cette statue et l’a décrite, elle fut aussi fabriquée; elle était haute de soixante coudées et fut dressée dans la province de Babylone (Dan. 3.1). En ce temps-là il s’agissait de la Babylone de Mésopotamie, sur les rives de l’Euphrate, dans l’Irak actuel. La dernière Babylone est à chercher sur les rives du Tigre, au centre du monde. C’est ce qui nous est présenté clairement dans la Parole prophétique.

Autrefois une statue bien visible de la puissance de la bête, exactement décrite, avait été érigée, et tous les peuples, les tribus et les langues étaient contraints par les hautes instances à venir consacrer solennellement cette statue et lui apporter les hommages, l’adoration et la gloire. “Et un héraut cria avec force: Il vous est ordonné, peuples, peuplades, et langues: Aussitôt que vous entendrez le son du cor, de la flûte, de la cithare, de la sambuque, du psaltérion, de la musette, et toute espèce de musique, vous vous prosternerez et vous adorerez la statue d’or que Nebucadnetsar, le roi, a fait dresser; et quiconque ne se prosternera pas et n’adorera pas, sera jeté à l’heure même au milieu d’une fournaise de feu ardent” (Dan. 3.4-6).

L’histoire des trois hommes jetés dans la fournaise est généralement bien connue. Ils ne pouvaient se plier à cet ordre de se prosterner devant la statue qui avait été érigée. La persécution arriva sur ceux qui ne voulaient pas se meure à genoux devant une statue, mais qui voulaient au contraire apporter leur adoration au seul vrai Dieu, car Il en est digne.

Ces fidèles adorateurs du Dieu vivant eurent le courage de dire au dominateur: “S’il en est comme tu dis, notre Dieu que nous servons peut nous délivrer de la fournaise de feu ardent, et il nous délivrera de ta main, ô roi! Et sinon, sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux, et que nous n’adorerons pas la statue que tu as dressée” (Dan. 3.17,18). Cette histoire a été écrite pour l’encouragement de tous les croyants qui, directement à la fin, seront placés dans une situation semblable. Le Seigneur Eternel est avec les Siens et ne les abandonne pas; eux-mêmes restent fidèles jusqu’à la mort.

La sextuple description dévoile le secret et le mystérieux nombre de 666. Quelqu’un prétendant que l’image décrite dans la Bible et qui a le pouvoir de parler serait la télévision, montre qu’il n’a pas compris de quoi il s’agit. La télévision est un objet mort qui ne peut pas parler de lui-même, mais qui ne peut que rendre les images et les sons ayant leur source quelque part ailleurs.

1) Il est très important de savoir qu’il ne s’agit pas ici d’une image — en général d’une photographie — mais bien de “l’image de la bête” (Apoc. 13.15).

2) Il n’est pas non plus question d’un simple nombre de code pour atteindre une surveillance générale par un “ordinateur mondial”, comme certains l’interprètent arbitrairement. Mais il est question du “nombre de la bête” (Apoc. 13.18).

3) Ce n’est pas non plus n’importe quel nom, mais “le nom de la bête” (Apoc. 13.17).

4) ni le nombre de n’importe quel nom, mais bien “le nombre de son nom” (Apoc. 15.2).

5) Pareillement, ce n’est pas n’importe quelle marque, mais bien “la marque de la bête” (Apoc. 16.2),

6) ainsi que “la marque de son nom” (Apoc. 14.11).

De cette sextuple combinaison il ressort que chaque fois le point de départ est “LA BETE” et cela concorde avec la signification générale, comme aussi individuelle. Seul celui qui a compris qu’il s’agit toujours du même point de départ peut discerner les interprétations fragmentaires fabriquées “maison”.

Nous rencontrons cette notion “d’image” dès le premier chapitre de la Bible, dans différents rapports, comme par exemple: “Et Dieu créa l’homme à son image…” (Gen. 1.27). L’image de Dieu était la forme dans laquelle l’Invisible s’est présenté d’une manière et sous un aspect visibles. Christ est l’image de Dieu — l’empreinte de Dieu (2 Cor. 4.4; Héb. 1.3). Du côté opposé l’Antichrist, en tant que fils de perdition (2 Thess. 2.3), est l’image terrestre du fils de l’aurore qui a chuté (Es. 14.12). Lucifer, l’adversaire, s’était, en tant que fils de l’aurore, élevé dans le ciel; il voulait être semblable à Dieu, et c’est exactement ce que fait cet homme sur la terre. L’image de la bête ne doit pas être vue seulement sous l’aspect d’une simple image, mais elle doit être prise pour quelque chose de vivant qui existe, et qui peut être vu.