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APOCALYPSE PAR   EWALD FRANK

 AVANT-PROPOS 70 SEMAINES DE DANIEL  EPILOGUE.

                     Apocalypse  Chapitre:                       


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 VISIONS DE DANIEL ET APOCALYPSE           LA BÊTE À 7 TÊTES           LA BÊTE MONTANT DE LA TERRE       LA MARQUE DE LA BÊTE

CHAPITRE 13

La bête à sept têtes sortant de la mer des peuples

Au chapitre 13 de l’Apocalypse il n’est plus fait mention des trois premiers empires que Daniel avait vus, et cela parce qu’ils appartiennent déjà au passé. A la fin des jours il s’agit de la dernière grande puissance, l’empire Romain, qui est représentée par une bête à sept têtes et dix cornes. La chose remarquable est que cette bête est semblable à Satan, le dragon roux qui a sept têtes et dix cornes (Apoc. 12.3). Le prince de ce monde exerce son influence sur la terre par la “super-puissance” dans la personne de l’Antichrist, “… et le dragon lui donna sa puissance et son trône, et un grand pouvoir” (Apoc. 13.2). Il s’agit donc de la puissance mondiale qui sort d’un trône (soit un Siège) bien déterminé.

En ce qui concerne les sept têtes et les dix cornes, beaucoup d’enseignants de la Bible pensent qu’il s’agit de sept ou dix Etats particuliers. Ils ne réfléchissent pas au fait qu’une bête entière n’est pas constituée seulement de têtes et de cornes. Qu’il y ait sept, dix, douze, vingt ou trente-cinq Etats ne joue aucun rôle, ce qui est important est qu’au sein des “Etats Unis de l’Europe” se trouveront sept têtes dirigeantes et dix cornes proéminentes.

Ce qu’il y a de remarquable, c’est que les six autres têtes en rapport avec l’exercice de la puissance de ce certain “Siège”, ne soient pas mentionnées à l’occasion de la blessure faite à une des têtes et de la guérison qui s’ensuivit. il s’agit donc aussi d’un pays conducteur, une tête éminente appartenant à l’empire romain auquel une plaie mortelle fut faite. “Et je vis l’une de ses têtes comme frappée à mort; et sa plaie mortelle avait été guérie” (Apoc. 13.3). Là, il n’est donc question que d’une tête qui avait été blessée, mais dont la plaie mortelle est près d’être guérie. On peut bien se représenter que dans l’histoire il n’y a eu qu’une seule nation ayant pu porter la titre honorifique de “Saint Empire Romain Germanique”. Les écrits historiques confirment qu’il y eut des empereurs germano-romains, comme aussi des papes germano-romains. C’est pourquoi l’Allemagne a été prédestinée a être la tête dirigeante de l’Europe Unie. Elle est économiquement la plus forte de l’Europe Unie, et par sa population elle est en fait le plus grand pays. Ceci explique la raison pour laquelle, après la réunification de l’Allemagne, le développement pour la réalisation du traité de Rome se concentre de nouveau sur la partie centrale de l’Europe, car un rôle tout particulier lui est réservé. Cette position de premier plan est particulièrement accentuée par la puissance mondiale actuelle, les Etats-Unis, et cela est en accord avec ce que demande la prophétie. L’Allemagne a le plus grand nombre de voisins, sa position est la plus centrale, elle a des frontières avec les pays européens de l’Est, et aussi bien géographiquement que politiquement. elle est destinée à servir de point de jonction pour l’ensemble de l’Europe.

Ce qui est très instructif en rapport avec la notion de “plaie de l’épée” (v. 14), c’est précisément que cette plaie a été produite par l’Epée de l’Esprit, la Parole de Dieu (Eph. 6.17), laquelle est plus tranchante qu’une épée à deux tranchants (Héb. 4.12). Il nous est dit que le monde entier sera étonné de la guérison de la blessure mortelle (v.3). Lors des jours de la Réformation, l’Epée de l’Esprit, c’est-à-dire la Parole de Dieu prêchée, a été brandie. Le résultat en a été que l’Eglise d’Etat, qui régnait elle seule dans le pays conducteur de l’Europe, a reçu un coup presque mortel. Le partage religieux s’est fait par la Réformation. Après la deuxième guerre mondiale l’Allemagne à vécu un deuxième partage, c’est-à-dire un partage politique; c’est ainsi que le continent européen fut partagé entre l’Est et l’Ouest, comme auparavant entre les Protestants et les Catholiques.

Qui aurait osé croire ou escompter sérieusement qu’arriverait ce que le président des Etats-Unis, Ronald Reagan réclamait lors de sa visite de Berlin en juin 1987? Devant la porte murée de Brandebourg, là où à proprement parler le partage entre l’est et l’ouest était représenté, il dit: «Mister Gorbatchev, open this gate, tear down this wall». — «Monsieur Gorbatchev, ouvrez cette porte, abattez ce mur». Deux bonnes années plus tard la chute du mur et l’ouverture de la porte de Brandebourg entrèrent dans l’histoire comme un événement historique. Alors s’accomplit également ce que Willy Brand avait dit: «Ce qui va ensemble croît ensemble», et cela se rapportait aussi bien à l’Allemagne qu’à l’ensemble de l’Europe.

La réunification de l’Allemagne, et relativement à cela la réunification de l’Europe, se trouve être l’accomplissement des prophéties bibliques du temps de la fin. Le partage a cessé, la blessure mortelle se guérit, la politique et la religion croissent de nouveau toutes ensemble. Ce qui appartient à l’empire romain se met ensemble, et c’est ainsi qu’une puissance mondiale s’élève à nouveau sous nos yeux en tant qu’“Europe Unie”. Toute la terre est étonnée et observe avec admiration combien rapidement, pour ainsi dire “d’un jour à l’autre”, tout est devenu différent et combien rapidement le processus d’union politique et religieuse progresse. Avec la victoire du siècle du “catholicisme mondial” sur le “communisme mondial” en 1989, les Ecritures se sont accomplies devant nos yeux. Tout ceci est arrivé afin que la puissance religieuse mondiale de Rome puisse avoir la prééminence, en vue de dominer sur la dernière puissance politique mondiale.

Avec cette puissance représentée par une “bête” il ne s’agit pas seulement d’une puissance, mais aussi de la personne qui l’incarne et la représente (Dan. 7.17 et autres). Le président actuel de l’Europe Unie a un pouvoir limité, comme celle des autres présidents, chanceliers, premiers ministres et chefs d’Etat — il peut être remplacé, pas réélu. Le chef religieux, par contre, est simultanément chef de l’Etat et ne peut être ni déposé, ni non plus réélu; il possède un pouvoir qui s’étend sur le monde entier. Il nous est dit clairement dans la prophétie biblique que les deux — la religion et la politique — se mêleront l’une à l’autre et s’uniront, de telle manière que la puissance religieuse gardera la supériorité (voyez Apoc. 17). De toutes les églises dénominationnelles, seule l’église catholique romaine a un caractère d’Etat. Elle entretient l’échange d’ambassadeurs selon l’usage entre les Etats de ce monde. Le Vatican est un Etat indépendant à l’intérieur d’un autre Etat, et c’est pourquoi il appartient aux sept, mais il est aussi le huitième selon Apocalypse 17.11.

L’Europe politique sera entièrement sous l’influence de son chef religieux, auquel le reste du christianisme est subordonné dans l’oecuménisme et reconnu par toutes les autres religions. Le nouvel ordre du monde, dont parlent beaucoup de personnes, est bien plus avancé qu’on ne le conçoit généralement. Déjà maintenant le Droit Européen prévaut sur le droit de chaque Etat. Ce qui a été décidé à Strasbourg est transmis par Bruxelles à tous les autres pays membres de l’Europe Unie. Plusieurs pays protestants s’élevèrent bien contre leur entrée dans cette Union, car ils se doutaient bien où tout cela allait aboutir et qui, en fait, faisait la politique. Cependant, comme cela est écrit, il doivent bien s’adapter. Celui qui ne veut pas se subordonner s’en ressentira, car “qui est semblable à la bête, et qui peut combattre contre elle? Et il lui fut donné une bouche qui proférait de grandes choses et des blasphèmes; — et le pouvoir d’agir quarante-deux mois lui fut donné” (Apoc. 13.5).

Qui donc est ce “lui” à qui la pleine autorité a été donnée et qui est aussi présenté comme “une bête” qui a une bouche qui profère de grandes choses? “Et il ouvrit sa bouche en blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son nom, et son habitation, et ceux qui habitent dans le ciel” (Apoc. 13.6). Par ce texte on voit clairement de quoi il s’agit. Dans Jean 14 le Seigneur Jésus avait fait la promesse d’aller préparer une demeure pour les Siens et de revenir pour les prendre en haut avec Lui. Dès le moment de l’enlèvement, jusqu’au commencement du millénium, les vainqueurs habiteront dans le Ciel.

Celui qui est en réalité le “dictateur du monde”, en qui le pouvoir religieux et le pouvoir temporel sont unis, ne connaît aucune limite à son arrogance. Les hommes regarderont à lui comme à un dieu sous forme humaine, et toute puissance religieuse et politique se soumettront à lui. Le prophète Daniel dit de lui: “Et il proférera des paroles contre le Très-haut, et il consumera les saints des lieux très-hauts, et il pensera changer les saisons et la loi, et elles seront livrées en sa main jusqu’à un temps et des temps et une moitié de temps” (Dan. 7.25). De même que Jean, le prophète Daniel a également donné le temps de la grande tribulation, qui est exactement de trois ans et demi. Cependant le temps que durera la pression exercée sur les croyants bibliques dans la courte période précédant l’enlèvement n’est pas fixé.

Lorsqu’il est question de cette persécution la plupart de nos contemporains secouent la tête avec incrédulité. Il y a même des personnes qui ne peuvent pas croire que pendant les 1000 ans environ de règne absolu de l’église romaine jusqu’au moyen-âge, des millions de personnes ont souffert la mort en martyrs. Il suffit de penser aux prétendus procès de sorcières, aux bûchers, à l’inquisition, jusqu’au massacre de la St-Barthélémy. Pour beaucoup de personnes il est demeuré incompréhensibles que, dans notre siècle, pendant le troisième Reich, 6 millions de Juifs et des centaines de milliers d’autres personnes aient pu être mises à mort d’une manière si cruelle, l’église de Rome le sachant et collaborant en partie avec les meurtriers!

“Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints et de les vaincre. Et il lui fut donné pouvoir sur toute tribu et peuple et langue et nation” (Apoc. 13.7). En considération de cela est faite la sérieuse mise en garde du verset 10: “Si quelqu’un mène en captivité, il ira en captivité; si quelqu’un tue avec l’épée, il faut qu’il soit tué par l’épée”. C’est alors qu’est nécessaire “la patience et la foi des saints”.

Cette Tête religieuse du temps de la fin sera reconnue par le fait qu’étant un homme elle fera en sorte qu’on lui rende hommage et honneur comme si elle était Dieu. “Et tous ceux qui habitent sur la terre, dont le nom n’a pas été écrit, dès la fondation du monde, dans le livre de vie de l’Agneau immolé, lui rendront hommage” (Apoc. 13.8).

Une autre marque qui “lui” est propre, c’est le célibat; c’est ce que le prophète Daniel mentionne: “… et il n’aura point égard à l’objet du désir des femmes, ni à aucun dieu; car il s’agrandira au-dessus de tout; et, à sa place, il honorera le dieu des forteresses…” (Dan. 11.37), à savoir par ses croisades et toutes sortes d’autres guerres qu’il a conduites. Le célibat est contre l’ordonnance divine fermement établie au commencement, et Paul qualifie cette doctrine de démoniaque (1 Tim. 4.1-4). Seuls les véritables enfants de Dieu s’opposeront à cette tromperie religieuse des plus grandes, ainsi qu’au trompeur — les uns avant l’enlèvement, les autres après cet événement.

Le monde entier, tous les politiciens de renom, toutes les personnalités religieuses, l’ensemble de toutes les confessions, et en général, comme il est écrit, tous les habitants de la terre, à l’exception de ceux qui se trouvent inscrits dans le livre de Vie de l’Agneau immolé, regarderont à lui et l’honoreront. Déjà avant, mais surtout depuis les jours de la réformation, tous les enseignants de la Bible, y compris le Dr Martin Luther, ont toujours indiqué que cette personnalité était à chercher et à trouver dans la papauté (Voir “Introduction au prophète Daniel”).

Lors de la contre-réformation, les Jésuites ont rejeté cette pensée et ont affirmé leur pensée qui conduit dans l’erreur, que l’Antichrist devait être un Juif. Jusque dans notre temps c’est ce que croient même des amis d’Israël protestants, parce que des radio-évangélistes et prédicateurs ont accepté cette erreur. D’autres recherchent l’Antichrist dans l’Islam. C’est un monstrueux mensonge que l’esprit de tromperie a rendu crédible à ceux qui pensent êtres sages. Où donc dans la Bible se trouve cela? Conformément à 2 Thessaloniciens 2 où cet homme est décrit, Dieu a livré de telles personnes à un esprit d’erreur, parce qu’ils n’ont pas cru la Vérité de la Parole. Ils sont obligés de croire le mensonge et tombent sous le jugement de Dieu.

De même que pour caractériser les divers domaines de Son activité le Christ est désigné par divers noms, ainsi diverses appellations sont attribuées à Son adversaire. Par opposition à Christ, le Fils de Dieu, il est appelé le fils de perdition. Christ est le véritable Prophète qui a été promis, et lui est le faux prophète annoncé, etc. L’apôtre Paul le qualifie d’homme d’iniquité, d’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qui est Dieu ou du culte rendu à Dieu, qui s’assied même dans le Temple de Dieu et se fait adorer comme Dieu. Parce qu’il se donne pour être le représentant du Fils de Dieu, il s’ensuit logiquement qu’on doive lui rendre hommage. Il se fait aussi appeler du nom qui ne convient qu’à Dieu seul, “Très Saint Père”, et cela en contradiction avec les Saintes Ecritures: “Et n’appelez personne sur la terre votre père…” (Mat. 23.9). En ce qui concerne la prédication il revendique l’infaillibilité lorsqu’il se trouve sur “son Siège”, comme Dieu Lui-même sur Son Trône. Il se présente comme le substitut, ou représentant de Christ, bien qu’à la vérité Christ représente les Siens, et que Lui-même ne sera représenté par personne.

L’apôtre Jean qualifie à plusieurs reprises cette mystérieuse personne d’“Antichrist” ou d’“Antéchrist”, ce qui signifie purement et simplement que cet homme qui se réclame de Dieu et de Christ est en fait contre Dieu et contre Son Christ. Il bâtit sa propre église par son pouvoir temporel à côté de l’Eglise de Christ, et il n’a aucune part à la délivrance pleinement accomplie par Dieu en Christ. Il se réserve à lui-même le droit de pardonner les péchés. Il a établi des doctrines et des pratiques, ainsi que ses propres dogmes et traditions, à côté et même contre la Parole de Christ. Dans l’Apocalypse, cet homme qui est aussi en opposition avec tous les vrais prophètes, est qualifié de “faux prophète” (Apoc. 19.20).