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CHAPITRE 2
Troisième lettre:
Avertissement au sujet du Balaamisme et du Nicolaïsme
Dans la
troisième lettre, le Seigneur Se présente de cette
manière: “Voici ce que dit celui qui a l’épée aiguë à
deux tranchants: Je sais où tu habites, là où est le
trône de Satan; et tu tiens ferme mon nom, et tu n’as pas
renié ma foi, même dans les jours dans lesquels Antipas
était mon fidèle témoin, qui a été mis à mort parmi vous, là
où Satan habite. Mais j’ai quelque chose contre toi; c’est
que tu as là des gens qui tiennent la doctrine de Balaam,
lequel enseignait à Balac à jeter une pierre d’achoppement
devant les fils d’Israël, pour qu’ils mangeassent des choses
sacrifiées aux idoles et qu’ils commissent la fornication.
Ainsi tu en as, toi aussi, qui tiennent la doctrine des
Nicolaïtes pareillement. Repens-toi donc; autrement je viens
à toi promptement et je combattrai contre eux par l’épée de
ma bouche” (Apoc. 2.12-16).
Il connaît
les Siens, ainsi que leurs oeuvres; Il sait ce qu’ils font
et où ils habitent. En ce temps Satan avait déjà établi son
siège principal au milieu de la chrétienté dans l’apostasie.
En 325 après Christ avait eu lieu le concile de Nicée,
auquel avaient pris part environ 1’500 délégués. C’est là
que l’on avait mis l’accent de manière toute particulières à
propos de la prééminence du clergé sur les soi-disant laïcs.
Les deux orateurs principaux étaient Athanase et Arius.
Le Seigneur
formula des objections parce que plusieurs des croyants
tolérèrent la “doctrine de Balaam” et acceptèrent aussi la
“doctrine des Nicolaïtes”. Bien que Balaam n’ait pas du tout
fait partie du peuple d’Israël, cependant c’est lui qui
était arrivé dans l’Ancien Testament à amener les Israélites
au culte des idoles et à les conduire au mélange avec
d’autres peuples. Ceux qui avaient cette tendance au
Nicolaïsme étaient un groupe mélangé, et il avait
indubitablement gagné de l’influence et la séparation entre
l’auditoire et les nouveaux fonctionnaires de cette église
apostate devint évidente.
Ce qui
n’était encore caractérisé dans le premier âge de l’Eglise
que comme “les oeuvres des Nicolaïtes”, est alors devenu
dans le troisième âge une doctrine établie, laquelle était
haïe du Seigneur. Il appelle les Siens à la repentance,
parce qu’autrement Il devra marcher avec l’épée de sa
bouche, c’est-à-dire avec Sa Parole, contre ceux qui se sont
écartés de Celle-ci.
La promesse
faite est: “A celui qui vaincra, je lui donnerai de la
manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc, et, sur
le caillou, un nouveau nom écrit, que nul ne connaît, sinon
celui qui le reçoit” (Apoc. 2.17). Le Seigneur nourrit
les Siens de la manne cachée de la Parole révélée, et Il
promet aux vainqueurs un nouveau nom.
L’âge de
l’Eglise de Pergame s’est étendu jusqu’à environ l’an 606 de
notre ère.
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