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CHAPITRE
6
1er
Sceau
L’Antichrist dans sa première phase:
Commencement peu apparent
Lorsque
l’Agneau ouvre le premier sceau, un des quatre êtres vivants
appelle comme d’une voix de tonnerre: “Viens!”.
Ensuite Jean rapporte ceci: “Et je vis; et voici un
cheval blanc, et celui qui était assis dessus ayant un arc:
et une couronne lui fut donnée, et il sortit en vainqueur et
pour vaincre” (Apoc. 6.2).
Personne ne
pourrait sans autre supposer qu’il y ait quelque chose de
mauvais derrière cette image, jusqu’à ce que cela lui soit
révélé par le Saint-Esprit. C’est exactement ce qui se passe
avec la puissance Antichrist, laquelle est voilée dans sa
phase initiale. La couleur blanche du cheval indique qu’elle
paraît au premier abord bien innocente, et qu’elle n’a pas
encore été souillée par le sang. Elle n’en avait pas encore
la possibilité parce qu’elle ne possédait encore aucune
puissance de ce monde. Et puis, elle agissait tout d’abord
d’une manière très religieuse et “chrétienne”. Toutefois le
cavalier du moins est démasqué comme trompeur. Il avait un
arc, mais point de flèches, c’est-à-dire que ce n’était
qu’un simulateur. Au contraire de Christ dont le nom est
“La Parole de Dieu” (Apoc 19.13), Son antagoniste n’a
point de nom, mais il a seulement des titres.
Ce sont les
hommes annoncés par Paul, ceux qui apporteraient des
doctrines étrangères, se sépareraient et attireraient après
eux des disciples (Actes 20.29-31). Cette nouvelle
orientation ne tarda pas à annoncer un autre Jésus, à
prêcher un autre Evangile, et à se trouver sous l’influence
d’un autre esprit (2 Cor. 11.3,4). Tout cela se trouve en
dehors de la Parole et de l’Evangile de Jésus-Christ et par
conséquent sous la malédiction (Gal. 1.6-9). Rien ne sert
alors de prétendre avec insistance être apôtre, ou agir à la
place de Christ (2 Cor. 11.13-15). L’Eglise fondée dans la
Parole a éprouvé cette fausse orientation par le moyen du
message et de la façon de faire des apôtres primitifs, et
Elle les a trouvés menteurs (Apoc. 2.2 et suivants).
Ce n’est que
lorsque le processus se développa, et que les doctrines et
les pratiques non bibliques des Nicolaïtes prirent le
dessus, que fut établi quelqu’un pour présider le
rassemblement organisé de cette première religion dite
chrétienne — la plaçant sous une seule tête qui en est la
représentation — qu’une couronne put lui être donnée. On ne
peut pas couronner une doctrine et une pratique, mais bien
une personne par laquelle ces choses sont représentées. Et
il sortit dans le but de combattre les véritables croyants
et de les vaincre.
Le
développement correspondant au premier sceau s’étendit
jusque dans les premiers siècles. Cette orientation, qui
s’est écartée de la Parole, obtint sur tous les plans la
suprématie jusqu’au point d’obtenir finalement, du temps de
Constantin, le pouvoir unifié de l’Etat et de la religion.
L’Eglise se trouvait alors au service de l’Etat, et l’Etat
au service de l’Eglise. La période du premier sceau s’étend
jusque dans le troisième âge de l’Eglise.
Dès le début
cette puissance Antichrist, qui se développait parallèlement
à la véritable Eglise de Jésus-Christ, s’imposa. Cela
commença de manière peu apparente par la direction
doctrinale des Nicolaïtes (Apoc. 2). C’est à cette division
anti-christ que pensait Jean, lorsqu’il écrivit: “Ils
sont sortis du milieu de nous, mais ils n’étaient pas des
nôtres” (1 Jean 2.19). Séparés de l’Eglise biblique, ces
croyants d’apparence errèrent de-ci, de-là, trompés par
l’ennemi. Plus tard ils annoncèrent la doctrine de Balaam (Apoc.
2.14), laquelle entraîne après elle la mort spirituelle, et
finalement c’est la femme Jésabel, laquelle était une fausse
prophétesse (Apoc. 2.20), qui devint leur autorité
spirituelle.
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