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LE CHRISTIANISME TRADITIONNEL
par Ewald Frank |
Chapitre 26
UN JOUR DE DIEU — MILLE ANS
L’exposé suivant devrait servir à comprendre véritablement
la répartition du plan de Dieu pour les temps destinés à
l’humanité. Il est écrit dans le Psaume 90.4: “Car mille
ans, à tes yeux, sont comme le jour d’hier quand il est
passé, et comme une veille dans la nuit”. Dans le Nouveau
Testament Pierre exprime la même pensée: “Mais n’ignorez pas
cette chose, bien-aimés, c’est qu’un jour est devant le
Seigneur comme mille ans, et mille ans comme un jour” (2
Pier. 3.8). Lorsque dans les Saintes Ecritures il est
question des derniers jours, nous devons en fait prendre
garde s’il s’agit de jours au sens prophétique du terme, ou
s’il est réellement question de la dernière génération.
Dieu créa le monde en six jours et se reposa le septième
jour. Si on lit attentivement le récit de la création, nous
y trouvons cette parole: “Et Dieu eut achevé au septième
jour son oeuvre qu’il fit; et il se reposa au septième jour
de toute son oeuvre qu’il fit” (Gen. 2.2). Comme nous le
verrons encore, ceci est d’une grand importance pour le
déroulement des sept mille ans de l’histoire de l’humanité.
Le nombre 7 est le nombre de la perfection divine. Le
huitième jour serait de nouveau le premier d’une nouvelle
période.
Le déroulement du temps biblique peut être divisé en
différentes périodes, telles que: deux mille ans (deux jours
pour Dieu) qui se sont écoulés d’Adam à Abraham; les deux
mille ans suivants se sont écoulés d’Abraham à Christ; et
maintenant nous nous approchons de nouveau de l’achèvement
d’une époque de deux mille ans. Le septième jour est le jour
de repos du Seigneur, c’est-à-dire celui du Règne de mille
ans. Les prophètes et les apôtres ont parlé et écrit au
sujet du “jour du Seigneur”. Jean fait le récit d’un
événement survenu lorsqu’il se trouvait sur l’île de Patmos:
“Je fus saisi par l’Esprit au jour du Seigneur…” (Apoc. 1.10
— Segond). Ce dernier jour commence par la grande
confrontation connue sous le nom de bataille d’Armaguédon (Apoc.
16.14-16)et qui se terminera par le grand combat de Gog et
de Magog, après le millénium, lorsque Satan aura été délié
et qu’il aura encore une fois séduit les nations (Apoc.
20.7-10). Entre les deux est manifesté le Règne de paix de
mille ans, où “le loup habitera avec l’agneau, et le léopard
couchera avec le chevreau; et le veau et le jeune lion, et
la bête grasse seront ensemble… La vache paîtra avec
l’ourse…” (Es. 11.6,7). “Et de leurs épées ils forgeront des
socs, et de leurs lances, des serpes: une nation ne lèvera
pas l’épée contre une autre nation, et on n’apprendra plus
la guerre” (Es. 2.4; Michée 4.3). “En ce jour-là, il y aura
une racine d’Isaï, se tenant là comme une bannière des
peuples: les nations la rechercheront, et son repos sera
gloire. Et il arrivera, en ce jour-là, que le Seigneur
mettra sa main encore une seconde fois pour acquérir le
résidu de son peuple, qui sera demeuré de reste…” (Es.
11.10,11).
Du point de vue prophétique nous vivons depuis le début de
la Nouvelle Alliance dans les deux derniers jours, que l’on
appelle aussi “la fin des temps”. “… préconnu dès avant la
fondation du monde, mais manifesté à la fin des temps pour
vous…” (1 Pier. 1.20). Cette époque tire à sa fin. A cause
de la manière différente de compter les années (années
bibliques: 360 jours; années solaires: 365 jours), il n’est
pas possible de calculer ce temps. Que Dieu en soit
remercié! Cependant, dans les grandes lignes, il nous a été
donné un point de repère et une orientation dans le temps.
Par l’accomplissement des événements qui apparaissent (les
signes des temps), nous pouvons constater que nous vivons
maintenant à la fin du temps de la fin. L’imminence des
grands changements qui surviennent dans l’histoire de
l’humanité, selon la volonté de Dieu, peut être est
clairement reconnue et tout cela s’est rapproché de façon
évidente.
Le jour de Pentecôte, Pierre avait devant les yeux les deux
jours prophétiques, lorsqu’il plaça l’événement de
l’effusion de l’Esprit sur le fondement de la Parole de Joël
3: “Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël”
(Joël 3.1-5). “Et il arrivera aux derniers jours, dit Dieu,
que je répandrai de mon Esprit sur toute chair…” (Act.
2.16,17). A la fin de ces derniers jours, c’est-à-dire après
le déroulement de ces deux mille ans de l’histoire du salut,
Pierre situe avec toute l’exactitude voulue le jour du
Seigneur, lequel ne peut arriver que lorsque le jour du
salut sera parvenu à sa fin: “Le soleil sera changé en
ténèbres et la lune en sang, avant que vienne la grande et
éclatante journée du Seigneur” (Act. 2.20). Selon Malachie
4.5, le jour de l’Eternel est un jour grand et terrible.
Certains événements arriveront à la fin de cette époque de
deux mille ans, d’autres au commencement du septième jour,
donc au jour de l’Eternel. Il n’y a aucun passage biblique
qui désigne le sabbat ou le dimanche comme étant le “jour du
Seigneur”. Ce jour ne sera magnifique que pour les rachetés
(Phil. 1.6; 2.16), mais pour tous les impies ce sera un jour
terrible (Es. 13.6-17). De même qu’après avoir achevé Son
oeuvre de création Dieu s’est reposé le septième jour, ainsi
en sera-t-il à l’achèvement de Son oeuvre de rédemption.
Le temps de la grâce est aussi appelé “jour du salut”, ou
“temps favorable” ou “temps agréé” (Es. 49.8; 2 Cor. 6.2);
il est aussi appelé “année de la faveur de l’Eternel”
(Es.61.2; Luc 4.19). Quand on parle de l’année agréable au
Seigneur, on pense aussi au “jour du retentissement des
trompettes” ou comme on le dit aussi, au “jour du jubilé”,
lequel dans l’Ancien Testament, avait toujours lieu après
les sept périodes de sept ans, c’est-à-dire la cinquantième
année. Tous ceux qui se trouvaient dans les dettes et qui
avaient dû se vendre comme esclaves, tous ceux qui avaient
perdu tous leurs biens pouvaient lors du jubilé rentrer en
possession de leurs biens primitifs (Lév. 25). Lors du grand
jour de l’expiation, l’année du jubilé, les trompettes
sonnaient et ce jour-là, tous ceux qui avaient des dettes
étaient libérés. Pareillement, après qu’aura eu lieu le
grand “jour de la réconciliation de Dieu” avec l’humanité en
général, la trompette de l’Evangile retentira et quiconque
écoutera et croira pourra s’en aller libre. Indépendamment
du lieu et du temps dans lequel tout homme vit, le temps
entier de la grâce se trouve être l’année divine du
retentissement des trompettes, laquelle est appelée par
notre Seigneur “l’an agréable”. Pendant cette période,
quiconque croit Dieu et reçoit la rédemption parfaitement
achevée a le droit de s’en aller libre. Notre Seigneur Jésus
s’est écrié en Son temps: “Aujourd’hui cette Ecriture s’est
accomplie, vous l’entendant” (Luc 4.21). Cet “aujourd’hui”
est le jour de grâce dont Dieu nous a fait don (Héb. 4.7).
Au sujet des deux derniers jours, c’est-à-dire de cette
période de deux mille ans, Pierre dit encore: “Et même tous
les prophètes, depuis Samuel et ceux qui l’ont suivi, tous
ceux qui ont parlé, ont aussi annoncé ces jours” (Act.
3.24).Nous sommes plongés dans l’étonnement lorsque nous
voyons comment les hommes de Dieu du Nouveau Testament ont
pu décrire par révélation et avec une aussi grande
exactitude les desseins de salut de Dieu. “Voici, des jours
viennent, dit le Seigneur, et je conclurai, pour la maison
d’Israël et pour la maison de Juda, une nouvelle alliance” (Héb.
8.8). Dieu a conclu cette alliance en Christ à Golgotha et
Il donne cette promesse à Israël: “Car c’est ici l’alliance
que j’établirai pour la maison d’Israël après ces jours-là,
dit le Seigneur: En mettant mes lois dans leur entendement,
je les écrirai aussi sur leurs coeurs, et je leur serai pour
Dieu, et ils me seront pour peuple” (Héb. 8.10).
En rapport avec la période de l’Ancien Testament, laquelle
est également appelée “jour” au sens prophétique du terme,
nous pouvons lire dans Hébreux 1.1: “Dieu ayant autrefois, à
plusieurs reprises et en plusieurs manières, parlé aux pères
par les prophètes, à la fin de ces jours-là, nous a parlé
dans le Fils”. La fin de ces jours des pères a débouché dans
le commencement des jours où Dieu a parlé dans le Fils et
apporté par Lui la réponse à tous nos problèmes.
C’est-à-dire qu’il s’agit du temps qui dure pour l’Eglise
depuis environ 2000 ans et qui trouve son achèvement à la
fin de cette époque-ci. Ensuite vient la réalisation des
plans de Dieu pour Israël. Ce grand événement tombe au
commencement du septième jour, directement avant le
commencement du Règne de mille ans.
Osée 6.1,2 nous dit ceci: “Venez, retournons à l’Eternel,
car lui a déchiré, et il nous guérira; il a frappé, et il
bandera nos plaies. Dans deux jours, il nous fera vivre; au
troisième jour, il nous mettra debout, et nous vivrons
devant sa face”.
Depuis l’an 70 de notre ère, lorsque le temple fut détruit
par les armées romaines sous la conduite de Titus, Israël
fut dispersé parmi tous les peuples, comme le prophète Moïse
l’avait déjà annoncé à l’avance. Il avait en même temps
annoncé son retour dans le pays de la promesse
(Deut.4.27,28). Par la bouche du prophète Jérémie, le
Seigneur nous a aussi dit: “Celui qui a dispersé Israël le
rassemblera et le gardera comme un berger son troupeau… et
ils viendront et exulteront avec chant de triomphe sur les
hauteurs de Sion… Et je changerai leur deuil en allégresse,
et je les consolerai et je les réjouirai en les délivrant de
leur douleur” (Jér. 31.10-13). Dans Ezéchiel, aux chapitres
36-38 plus particulièrement, beaucoup de choses nous sont
dites à ce sujet: “Ainsi dit l’Eternel, le Seigneur: Voici,
je prendrai les fils d’Israël d’entre les nations où ils
sont allés, et je les rassemblerai de toutes parts, et je
les ferai entrer dans leur terre” (Ezé. 37.21). Au chapitre
38, le temps dans lequel toutes ces choses arrivent nous est
décrit de manière encore plus précise: “A la fin des années…
ce sera à la fin des jours” (v. 8 et 16).
Dans le texte d’Osée que nous avons mentionné, il nous est
dit que cela arrivera après deux jours, c’est-à-dire après
deux mille ans, et que le troisième jour l’Eternel secourra
Israël et qu’il recevra de Dieu la vie. L’espérance dans le
Messie est demeurée vivante jusqu’aujourd’hui parmi les
croyants juifs. Généralement la prière faite devant le Mur
des Lamentations se termine par la demande du retour du
Messie et de la reconstruction du temple. Dans Osée il est
dit ensuite: “Et nous connaîtrons et nous nous attacherons à
connaître l’Eternel. Sa sortie est préparée comme l’aube du
jour; et il viendra à nous comme la pluie, comme la pluie de
la dernière saison arrose la terre” (Osée 6.3).
Comme par un miracle de Dieu, l’Etat d’Israël existe à
nouveau depuis 1948. Du point de vue de l’histoire du salut
divin, Dieu s’occupe d’Israël en le considérant comme un
tout dans son propre pays; mais par contre il appelle
individuellement les croyants des différents peuples et
langues à sortir de la confusion. En ce qui concerne
l’achèvement de l’Eglise des nations et le salut d’Israël,
Paul écrit: “C’est qu’un endurcissement partiel est arrivé à
Israël jusqu’à ce que la plénitude des nations soit entrée;
et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit…”
(Rom. 11.25,26).
Jacques avait déjà exprimé la même pensée lors du premier
rassemblement de l’Eglise à Jérusalem: “Simon a raconté
comment Dieu a premièrement visité les nations pour attirer
un peuple pour son nom. Et avec cela s’accordent les paroles
des prophètes, selon qu’il est écrit: Après ces choses, je
retournerai et je réédifierai le tabernacle de David qui est
tombé, et je réédifierai ses ruines et je le relèverai”
(Act.15.14-16). Le prophète Amos l’exprime de cette manière:
“En ce jour-là, je relèverai le tabernacle de David…” (Amos
9.11). En rapport avec le peuple d’Israël, Sophonie écrit:
“En ce jour-là, tu ne seras pas honteuse à cause de toutes
tes actions…” (Soph. 3.11). “Et il arrivera, en ce jour-là,
que je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les
peuples… et il arrivera, en ce jour-là, que je chercherai à
détruire toutes les nations qui viennent contre Jérusalem.
Et je répandrai sur la maison de David et sur les habitants
de Jérusalem un esprit de grâce et de supplications; et ils
regarderont vers moi, celui qu’ils auront percé…”
(Zach.12.3,9,10).
La réalité du retour du peuple d’Israël dans sa patrie est
la preuve infaillible que nous vivons maintenant à la fin du
temps de la grâce et que le Seigneur va se révéler aux Juifs
dans très peu de temps. Avant que ne commence le dernier
jour l’oeuvre de Dieu avec l’Eglise doit être achevée. C’est
“Ainsi dit le Seigneur”. “Voici, je vous envoie Elie, le
prophète, avant que vienne le grand et terrible jour de
l’Eternel” (Mal. 4.5). Se pourrait-il que cette promesse se
soit déjà accomplie sans que le clergé établi l’ait
remarqué? C’est en tout cas ce qui s’était passé au début du
temps de la grâce.
Parce que Jean-Baptiste a accompli la première partie du
verset 6 de Malachie 4: “Et il fera retourner le coeur des
fils vers les pères…” (Luc 1.17), il fut aussi appelé Elie.
Cependant depuis ce temps, presque deux mille ans se sont
écoulés et le jour du Seigneur n’est toujours pas venu.
Jean-Baptiste était le messager qui conformément à
Malachie3.1 a préparé le chemin du Seigneur (Mat. 11.10;
Marc 1.1-3).
On posa entre autres cette question à Jean-Baptiste: “Quoi
donc? Es-tu Elie?”. Là-dessus il répondit: “Je ne le suis
pas” (Jean 1.21). Avant que ne se termine le jour de la
grâce, et que ne commence le jour du jugement et de la
colère, Dieu voulait envoyer un homme avec un ministère
semblable à celui du prophète Elie. Cet homme a eu pour
tâche de reconduire le coeur des enfants de Dieu vers le
coeur et la foi des pères apostoliques (Mal. 4.6). Comme
Elie appela le peuple d’Israël sur la montagne du Carmel,
qu’il releva l’autel de l’Eternel en prenant exactement
douze pierres, lesquelles correspondent aux douze tribus
d’Israël, afin que le Dieu du Ciel puisse répondre et
provoquer la décision du peuple, ainsi l’Elie de notre temps
a replacé la doctrine des douze apôtres sur le fondement de
l’Eglise, afin que le Dieu Vivant puisse reconnaître Sa
Parole et révéler Sa puissance dans Son Eglise. Cet homme ne
peut être un représentant d’une dénomination: il doit être
un homme envoyé de Dieu, avec le message divin adressé
directement au peuple de Dieu.
Dans Matthieu 17.11, Christ confirme ce ministère qui, en ce
temps-là, était encore à venir: “Et lui, répondant, leur
dit: En effet, Elie vient premièrement, et il rétablira
toutes choses”. Le Dr Scofield confirme ce fait dans la note
explicative de sa traduction de la Bible, dans Matthieu
17.10, comme d’autres connaisseurs des prophéties bibliques
le font également: «Christ confirme la prophétie précise
mais encore inaccomplie de Malachie 4.5,6: “Il est vrai
qu’Elie doit venir et rétablir toutes choses”. Ici comme en
Malachie, la prophétie réalisée par Jean-Baptiste et celle
qui doit l’être encore par Elie sont distinctes. Mais
Jean-Baptiste est déjà venu, exerçant un ministère en
conformité absolue avec l’esprit et la puissance du
ministère futur d’Elie (Luc 1.17); si bien qu’au sens
figuré, on pourrait dire: Elie est déjà venu (Mat. 17.12)».
Le précurseur de la première venue de Christ s’est avancé
dans l’esprit et la puissance d’Elie. L’homme de Dieu qui
précède la deuxième venue de Christ doit mettre de nouveau
toutes choses en ordre et à leur juste place, selon
l’ordonnance biblique, de la même manière qu’elles se
trouvaient dans le christianisme primitif. Conformément aux
Saintes Ecritures cela doit arriver avant le retour de
Jésus-Christ, car il est écrit de Lui: “… lequel il faut que
le ciel reçoive, jusqu’au temps de rétablissement de toutes
choses dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints
prophètes de tout temps” (Act. 3.21).
Concernant le jour du Seigneur, Paul écrit aux
Thessaloniciens: “Car vous savez vous-mêmes parfaitement que
le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit” (1
Thess. 5.2). Cela veut dire qu’il n’y aura pas
d’avertissement préalable particulier et qu’il y aura ce
jour-là une grande surprise. Au sujet de ce jour Paul dit
encore: “Quand ils diront: Paix et sûreté, alors une subite
destruction viendra sur eux, comme les douleurs sur celle
qui est enceinte, et ils n’échapperont point” (1 Thess.
5.3). En nul autre temps, la notion de “paix” et de
“sécurité” n’a joué un grand rôle qu’en ce temps
précisément. Voilà pourquoi des politiciens veulent donner
la paix et la sécurité aux peuples éprouvés par la
souffrance. Mais c’est aussi précisément juste au moment où
l’on insistera sur ces slogans de “paix” et de “sécurité”
que surviendra ce jour. Maintenant ce temps est là. Dans
toute l’Europe de l’Est et de l’Ouest s’implante la pensée
de désarmement et de sécurité, et cela à travers le monde
entier. Pour les connaisseurs des Saintes Ecritures ce jour
ne viendra pas à l’improviste, car en se fondant sur les
signes des temps ils voient combien le développement de ces
choses a progressé. “Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans
les ténèbres, en sorte que ce jour vous surprenne comme un
voleur” (1 Thess. 5.4).
L’apôtre Paul saisit le thème du retour du Seigneur
Jésus-Christ et de notre rassemblement avec Lui, et dans ce
contexte il nous exhorte à ne pas nous laisser troubler: “…
comme si le jour du Seigneur était là” (2 Thess. 2.2). Dans
ce chapitre, comme aussi en d’autres passages des Ecritures,
les signes spirituels de cette dernière époque que l’on
appelle également le temps de la fin, nous sont décrits: “…
que, à la fin du temps, il y aurait des moqueurs, marchant
selon leurs propres convoitises d’impiété” (Jude 18).
Nous trouvons presque les mêmes paroles dans 2 Pierre 3.3:
“Sachant tout d’abord ceci, qu’aux derniers jours des
moqueurs viendront, marchant dans la moquerie selon leurs
propres convoitises”.
Au verset suivant, l’apôtre nous décrit la marque
distinctive de ces moqueurs qui ne se moquent pas des choses
en général, mais se raillent de la promesse du retour de
Christ et disent: “Où est la promesse de sa venue?”.
La situation générale prévalant dans les derniers jours,
c’est-à-dire au temps de la fin, nous est décrit en 2
Timothée 3.1-9: “… que dans les derniers jours il surviendra
des temps fâcheux; car les hommes seront égoïstes, avares,
vantards, hautains, outrageux, désobéissants à leurs
parents, ingrats, sans piété, sans affection naturelle,
implacables, calomniateurs, incontinents, cruels, n’aimant
pas le bien, traîtres, téméraires, enflés d’orgueil, amis
des voluptés plutôt qu’amis de Dieu…”.
Le Seigneur a exprimé là quel serait en général l’état moral
et spirituel de l’humanité en ces derniers jours; il en est
comme aux jours de Noé et au temps de Sodome et de Gomorrhe
(Luc 17). Au temps de Noé eut lieu le grand mélange des deux
lignées (de Seth et de Caïn), à cause duquel Dieu décida de
mettre fin à toute chair (Gen. 6). De la même manière nous
trouvons maintenant le plus grand des mélanges religieux qui
aient jamais eu lieu.
Dans 2 Timothée 4.1-5, nous sommes mis en garde contre toute
prédication qui s’écarte de la Parole de Vérité: “… car il y
aura un temps où ils ne supporteront pas le sain
enseignement… et ils détourneront leurs oreilles de la
vérité et se tourneront vers les fables”. Dans 1 Timothée
4.1-3, ce n’est pas l’apôtre mais bien l’Esprit de Dieu qui
nous annonce à l’avance le développement spirituel de ces
derniers temps: “Or l’Esprit dit expressément qu’aux
derniers temps quelques-uns apostasieront de la foi,
s’attachant à des esprits séducteurs et à des enseignements
de démons… défendant de se marier (faisant du célibat une
obligation), prescrivant de s’abstenir des viandes (par
exemple de ne pas manger de viande le vendredi), que Dieu a
créées pour être prises avec actions de grâces par les
fidèles et par ceux qui connaissent la vérité”. Ce qui est
présenté aux hommes comme étant particulièrement digne
d’effort est qualifié par les Saintes Ecritures de doctrines
de démons.
L’apôtre Pierre a aussi écrit sur le jour du Seigneur, qu’il
appelle également ‘jour de Dieu’: “Or le jour du Seigneur
viendra comme un voleur; et, dans ce jour-là, les cieux
passeront avec un bruit sifflant, et les éléments embrasés
seront dissous, et la terre et les oeuvres qui sont en elle
seront brûlées entièrement” (2 Pier. 3.10).
Le prophète Daniel se rapporte maintes fois au temps de la
fin. Nous lisons au chapitre 2.28: “Mais il y a un Dieu dans
les cieux qui révèle les secrets et fait savoir au roi
Nebucadnetsar ce qui arrivera à la fin des jours”. Au
chapitre 8, versets 17,19 et 26 il lui fut dit: “Comprends,
fils d’homme, car la vision est pour le temps de la fin…
voici, je te fais connaître ce qui aura lieu à la fin de
l’indignation; car à un temps déterminé sera la fin… Et toi,
serre la vision, car elle est pour beaucoup de jours”. Au
dernier chapitre, presque les mêmes paroles sont criées à
Daniel: “Et toi, Daniel, cache les paroles et scelle le
livre jusqu’au temps de la fin… Va, Daniel; car ces paroles
sont cachées et scellées jusqu’au temps de la fin” (Dan.
12.4 et 9).
Jusqu’ici il n’était réellement pas possible, comme c’est le
cas maintenant à cause du développement politique, de
classer correctement selon les Saintes Ecritures la partie
prophétique de l’histoire. L’Europe religieuse et politique
qui prend actuellement naissance est la restauration de
“l’empire romain” et cela a en fait commencé avec le traité
de Rome du 25 mars 1957. Le développement irréversible en
Europe centrale, ainsi que la situation générale dans le
monde, nous montrent clairement que nous vivons maintenant
très près du retour de Jésus-Christ et du jour du Seigneur
qui va le suivre. Non seulement le temps est proche, mais il
est là. Aujourd’hui nous n’avons plus besoin d’interpréter
la prophétie biblique car nous la voyons se réaliser sous
nos yeux. Le temps de grâce, le jour du salut, tire à sa
fin; le compte à rebours a déjà commencé. Une époque arrive
à sa conclusion et une autre commence. Après le septième
jour, le dernier millénaire, le temps se fondra alors dans
l’éternité.
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