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LE CHRISTIANISME TRADITIONNEL
par Ewald Frank |
Chapitre 19
LE SOUPER DU SEIGNEUR
En premier lieu nous voulons voir courtement la
signification de la Pâque de l’Ancien Testament. Le Souper
du Seigneur a été institué lors d’un Repas de la Pâque. Ce
jour-là, le Seigneur dit à Ses disciples: “Allez à la ville,
auprès d’un tel, et dites-lui: le Maître dit: Mon temps est
proche; je ferai la Pâque chez toi avec mes disciples” (Mat.
26.18). Lors de ce Repas, Judas mit la main dans le même
plat que le Seigneur et c’est pourquoi Jésus dit au verset
23: “Celui qui aura trempé la main avec moi dans le plat,
celui-là me livrera”.
L’évangéliste Marc nous raconte ces événements en détail:
“Et comme ils mangeaient, Jésus, ayant pris un pain et ayant
béni, le rompit et le leur donna, et dit: Prenez; ceci est
mon corps. Et ayant pris la coupe et ayant rendu grâces, il
la leur donna; et ils en burent tous. Et il leur dit: Ceci
est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui est versé
pour plusieurs” (Marc 14.22-24). Il n’y a probablement aucun
autre texte dans toute la Bible qui ait été aussi mal
compris et mal interprété que celui présentant le Souper du
Seigneur. Dans le passage biblique que nous venons de citer,
la Nouvelle Alliance était sur le point d’être conclue. Le
Sang de la Nouvelle Alliance ne fut pas versé lors de cette
Pâque, de ce Souper, mais bien à la croix de Golgotha.
Pendant le Repas, le Sang divin se trouvait encore dans le
corps du Rédempteur, et non pas dans la coupe! Nous devons
considérer le passage se rapportant à la conclusion de
l’Alliance de l’Ancien Testament, afin de comprendre quelle
correspondance il a avec le Souper du Seigneur et la
conclusion de l’Alliance du Nouveau Testament.
L’Eternel Dieu avait communiqué à Moïse toutes les
ordonnances. Celui-ci les écrivit et il les communiqua au
peuple: “Et il prit le livre de l’alliance, et le lut aux
oreilles du peuple; et ils dirent: Tout ce que l’Eternel a
dit, nous le ferons, et nous écouterons. Et Moïse prit le
sang, et en fit aspersion sur le peuple, et dit: Voici le
sang de l’alliance que l’Eternel a faite avec vous selon
toutes ces paroles” (Ex. 24.7,8).
Le peuple de l’Ancienne Alliance avait expérimenté la
délivrance, l’affranchissement et la sortie de l’esclavage,
et cela au moment où, conformément à l’ordonnance divine,
chaque maison avait sacrifié l’agneau, mangé la viande rôtie
au feu et mis le sang sur les poteaux et les linteaux pour
sa propre protection. C’était un signe que l’ange
destructeur devait respecter. Dans une maison placée sous la
protection du sang, le fils premier-né ne pouvait pas être
frappé par la mort.
Nous lisons au sujet de l’institution du repas de la Pâque
dans Exode 12.1-13: “Et le sang vous sera pour signe sur les
maisons où vous serez; et je verrai le sang, et je passerai
par-dessus vous, et il n’y aura point de plaie à destruction
au milieu de vous, quand je frapperai le pays d’Egypte” (v.
13). Tous les premiers-nés des Israélites furent épargnés.
Le sang de l’Agneau apporta la sécurité face à la
destruction. L’alliance conclue par Dieu avec Son peuple
prit force de loi par ce sang. Nous lisons au verset 14 en
rapport avec la Pâque: “Et ce jour-là vous sera en mémorial,
et vous le célébrerez comme une fête à l’Eternel”. C’était
donc un souvenir de la délivrance: c’est-à-dire de la sortie
de l’esclavage et de la protection accordées par Dieu à Son
peuple.
Deux choses ressortent ici. Premièrement, le fait que ce
sang répandu pour le peuple d’Israël a donné force de loi à
l’Alliance et qu’il sauva la vie des rachetés; deuxièmement
que la fête a été instituée en souvenir de leur rachat et de
la sortie de l’esclavage. Ces deux faits importants se
trouvent également confirmés lors du Souper du Nouveau
Testament.
Il ressort de cela que les rachetés devaient se déclarer
prêts à suivre et à mettre en pratique toute la Parole de
Dieu. Ce n’est qu’après cette déclaration que Moïse les
aspergea de sang, comme d’un signe visible montrant que
cette assemblée rachetée se trouvait alors sous la
protection du sang. C’est en souvenir de cet événement
qu’Israël devait célébrer le repas de la Pâque.
Dans Luc 22 notre Seigneur dit: “J’ai fort désiré de manger
cette Pâque avec vous, avant que je souffre… Et ayant pris
un pain, et ayant rendu grâces, il le rompit, et le leur
donna, en disant: Ceci est mon corps, qui est donné pour
vous: faites ceci en mémoire de moi” (Luc 22.15,19). Lors du
Souper du Seigneur, les croyants du Nouveau Testament
pensent à la rédemption pleinement accomplie par le Sang de
la Nouvelle Alliance versé pour le peuple de la Nouvelle
Alliance. Le Seigneur a représenté symboliquement de quoi il
s’agissait. Le pain qu’Il brisa avait été préparé pour le
repas de la Pâque et par ce fait il était sans levain. Le
vin de la coupe qu’Il donna à boire à Ses disciples, venait
de la vigne. Selon Matthieu, le Seigneur dit: “Mais je vous
dis que désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne,
jusqu’à ce jour où je le boirai nouveau avec vous dans le
royaume de mon Père” (Mat. 26.29). Comme le pain est rompu
de façon visible lors du Souper, ainsi de façon tout aussi
visible le corps de Jésus fut-il frappé, torturé et
crucifié. Aussi vrai que le vin se trouve dans la coupe,
tout aussi réellement le Sang de l’Agneau de Dieu a-t-il
coulé pour le pardon de nos péchés.
Ce qui a souffert, ce n’est pas le pain même que nous
brisons et mangeons, mais bien notre Seigneur lorsqu’Il a
pris toutes choses sur Lui, dans le corps de Sa chair, et
qu’Il a souffert pour toute l’humanité. Le vin n’a pas
davantage été transformé qu’il n’a été répandu à terre; il
fut bu lors du Souper du Seigneur par ceux qui étaient
présents. C’est le Saint Sang de notre Rédempteur qui a été
répandu, et Lui-même en tant que Souverain Sacrificateur
“avec son propre sang, est entré une fois pour toutes dans
les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle” (Héb.
9.12). Plus loin, au verset 14, il nous est encore dit:
“Combien plus le sang de Christ, qui, par l’Esprit éternel,
s’est offert lui-même à Dieu sans tache, purifiera-t-il
votre conscience des oeuvres mortes, pour que vous serviez
le Dieu vivant!”.
Il n’est rien écrit d’une transformation du pain et du vin.
Quand le Seigneur dit en tenant le pain dans Sa main: “Ceci
est mon corps” (Mat. 26.26), le pain est déjà prêt et n’a
plus besoin d’être transformé au moyen d’une cérémonie ou du
tintement d’une clochette. Lorsque le Seigneur dit: “Ceci
est mon sang…”, c’est donc bien cela et cela n’a pas
davantage besoin d’être transformé pour le devenir. Il est
parfaitement évident que le Seigneur n’a pas littéralement
donné aux Siens la chair de Son corps terrestre, ni Son
Sang, mais qu’il s’agit ici d’une représentation symbolique.
Il n’est pas davantage mentionné dans les Saintes Ecritures
qu’à chaque fois Christ, dans la Cène, Se sacrifie à nouveau
pour les vivants et même pour les morts, et qu’Il devient
Lui-même Seigneur Dieu dans l’hostie que les hommes mangent
ensuite. (Quelle pensée horrible!) Naturellement que les
Saintes Ecritures ne font pas mention de cela, et ce sont là
des affirmations en contradiction directe avec
l’enseignement de Christ: “… mais celui-ci, ayant offert un
seul sacrifice pour les péchés… Car, par une seule offrande,
il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés…
C’est ici l’alliance que j’établirai pour eux après ces
jours-là, dit le Seigneur… Et je ne me souviendrai plus
jamais de leurs péchés, ni de leurs iniquités. Or, là où il
y a rémission de ces choses, il n’y a plus d’offrande pour
le péché” (Héb. 10.12-18).
Celui qui lit plus loin dans ce chapitre y trouve exprimée
la pensée de l’historique du salut: que, par le moyen du
Sang de Jésus, ce salut nous donne une libre entrée dans le
Sanctuaire céleste par le chemin nouveau et vivant. Ce qui
est arrivé à Golgotha l’a été une fois pour toutes et cette
oeuvre a force de loi pour tous ceux qui, par la foi en
Jésus-Christ, reçoivent le pardon de leurs péchés et la vie
éternelle. La Bible dit: “Et comme il est réservé aux hommes
de mourir une fois, et après cela le jugement, ainsi le
Christ aussi, ayant été offert une fois pour porter les
péchés de plusieurs, apparaîtra une seconde fois, sans
péché, à salut à ceux qui l’attendent” (Héb. 9.27,28).
Christ ne s’offre pas chaque jour des millions de fois.
C’est quelque chose d’impossible et d’entièrement non
biblique.
La notion catholique de “transsubstantiation” et de
“sacrifice de la messe” devrait, dans la pensée catholique,
exprimer le fait que les substances, le pain et le vin,
seraient véritablement transformées en Corps et en Sang de
Christ, et celles-ci seraient chaque fois à nouveau
sacrifiées, puis mangées et bues. Si la chose arrivait
réellement ainsi, ce serait terrible, et cela non seulement
pour les végétariens! Mais la transsubstantiation n’existe
pas car cela n’a pas été promis par l’Ecriture, et une telle
superstition n’a pas non plus existé dans le christianisme
primitif des premiers siècles. Singulièrement il ne se
trouve, dans la “tabernacle” des catholiques, que l’hostie
seule, que le prêtre va placer sur la langue du participant.
Le vin, c’est lui, le prêtre, qui le boit ensuite pour tous.
Et tout ce qui accompagne cela, les clochettes de l’autel,
l’encens, le cri de “Sanctus, sanctus, sanctus!” ainsi que
la génuflexion devant le “tabernacle” et l’adoration qui y
est faite: tout cela est complètement étranger à l’Eglise de
Jésus-Christ.
L’Eglise primitive célébrait le Souper du Seigneur de la
manière la plus simple. On l’appelait “la fraction du pain”,
et cela avait lieu ici et là dans les maisons. “Et ils
persévéraient dans la doctrine et la communion des apôtres,
dans la fraction du pain et les prières” (Actes 2.42). Les
ordonnances que l’apôtre Paul donne dans 1 Corinthiens 10 et
11 sont très importantes: “Je parle comme à des personnes
intelligentes: jugez vous-mêmes de ce que je dis. La coupe
de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la
communion du sang de Christ? Le pain que nous rompons,
n’est-il pas la communion du corps de Christ? Car nous qui
sommes plusieurs, sommes un seul pain, un seul corps, car
nous participons tous à un seul et même pain” (1 Cor.
10.15-17). Quel clair témoignage!
Aujourd’hui encore, toute Eglise biblique célèbre le Souper
du Seigneur tel qu’il a été établi et pratiqué dans l’Eglise
primitive: il s’agit d’un pain cuit, fait de farine de blé
et évidemment sans levain, préparé proportionnellement au
nombre de participants. Le berger de l’église locale élève
le pain, pour lequel il remercie le Seigneur, puis il le
bénit au Nom du Seigneur. Ensuite ce pain est rompu et
distribué par les anciens aux participants, et chacun en
prend un morceau, car l’ensemble des membres de l’Eglise
forme le Corps de Christ. Le pain doit représenter l’unité
du Corps, c’est-à-dire de l’Eglise, alors que ce qui a été
brisé en menus morceaux représente les divers membres du
Corps, comme cela est exprimé dans 1 Corinthiens 10.17.
Pendant ce Repas, les véritables croyants faisant partie du
Corps de Christ ont, dans une sainte crainte de Dieu, une
communion toute particulière avec le Seigneur, l’Agneau de
Dieu qui mourut pour eux, et également les uns avec les
autres. Le pain ayant été partagé entre tous, la coupe est
élevée à son tour et bénie, après qu’on ait remercié le
Seigneur pour le rappel de ce Sang précieux versé à
Golgotha. Ensuite, la coupe est présentée à chacun pour
qu’il en boive. Comme l’apôtre l’a exposé, c’est la coupe de
bénédiction et de communion des croyants, lesquels
constituent la troupe des rachetés par le Sang qui ont été
crucifiés avec Christ et sont ressuscités avec Lui.
Au chapitre 11 de l’épître aux Corinthiens, Paul met
l’accent sur le fait qu’il a reçu du Seigneur ce qu’il nous
a laissé en partage: “… c’est que le Seigneur Jésus, la nuit
qu’il fut livré, prit du pain, et après avoir rendu grâces,
il le rompit et dit: Ceci est mon corps, qui est pour vous;
faites ceci en mémoire de moi” (1 Cor. 11.23,24). Il est
très important de noter qu’il n’est pas seulement dit ici:
“Ceci est mon corps”, mais bien: “Ceci est mon corps, qui
est pour vous”. En fait, avec Son corps de chair
(littéralement parlant), Il est ressuscité et s’en est allé
au Ciel. Pour recevoir la clarté, nous devons autant que
possible y ajouter beaucoup de passages bibliques qui
concernent et traitent du même thème. Il s’agit de la Vie
divine qui se trouvait ici sur terre dans le Sang divin. “En
elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes”
(Jean 1.4). “Et c’est ici le témoignage: que Dieu nous a
donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils:
Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de
Dieu n’a pas la vie” (1 Jean 5.11,12).
“Car l’âme de la chair est dans le sang; et moi je vous l’ai
donné sur l’autel, pour faire propitiation pour vos âmes;
car c’est le sang qui fait propitiation pour l’âme. C’est
pourquoi j’ai dit aux fils d’Israël: Personne d’entre vous
ne mangera du sang, et l’étranger qui séjourne au milieu de
vous ne mangera pas de sang” (Lév. 17.11,12). Donc il ne
s’agit pas du sang en tant que composé chimique, mais de la
Vie de Dieu (existant en Jésus pendant Sa présence sous une
forme humaine) qui devrait venir maintenant en tous les
rachetés qui ont été réconciliés avec Dieu par le Sang
précieux. En transmettant cette pensée, nous ne devrions pas
perdre de vue ceci: que celui qui a part au Sang versé,
prend en Lui la Vie qui s’y trouve. Comme la Vie de Dieu
était en Christ, il s’agit ici de la Vie éternelle. C’est la
pensée principale qui, dans les Saintes Ecritures, est
énoncée dans la proclamation de l’Evangile ainsi que dans le
Souper du Seigneur.
Au verset 12 de Lévitique 17 il est expressément interdit de
manger du sang, et il en est de même ultérieurement dans la
Nouvelle Alliance, selon qu’il l’a été ordonné dans Actes
15.29. Si le vin dans la coupe était véritablement changé en
sang, les croyants, en connaissance de cause, agiraient en
contradiction avec les ordonnances de Dieu. En cela aussi
nous avons besoin de la compréhension spirituelle. Lors du
Souper du Seigneur il ne s’agit pas d’une transformation de
substances, lesquelles ne sont là que comme un symbole
visible exprimant le sens et le but divins, mais ici il
s’agit bien davantage de mettre clairement devant nos yeux
le fait que par la foi en l’expiation et en la délivrance
pleinement accomplies à la Croix nous avons reçu en nous la
Vie de Christ.
Notre Rédempteur dit: “Moi, je suis le pain vivant qui est
descendu du ciel: Si quelqu’un mange de ce pain il vivra
éternellement; or le pain aussi que je donnerai, c’est ma
chair, laquelle je donnerai pour la vie du monde… Comme le
Père qui est vivant m’a envoyé, et que moi, je vis à cause
du Père, de même celui qui me mangera, celui-là aussi vivra
à cause de moi” (Jean 6.51,57).
En rapport avec la soi-disant “transsubstantiation”, il
serait bon que chacun relise de quelle manière eut lieu le
premier miracle que Jésus fit à Cana en Galilée. Il
transforma l’eau en vin, et le maître d’hôtel lui-même fut
étonné de l’excellence de la qualité de ce vin (Jean 2). Ce
vin qui provenait de l’eau était bien meilleur que le vin
qui avait été distribué auparavant. Les gens ne buvaient pas
de l’eau en faisant semblant de croire que c’était du vin.
Non, au contraire, ils buvaient du vrai vin. Mais
jusqu’aujourd’hui, pas une seule personne mangeant l’hostie
n’a pu remarquer que celle-ci aurait été changée en viande.
En fait, cette pratique n’est rien d’autre qu’un culte du
mystère, et cela n’a rien à voir avec le christianisme.
D’une part, le pain de ce Souper symbolise le corps de
Christ qui a été offert en sacrifice, et d’autre part il
symbolise l’Eglise, le Corps de Christ qui, selon 1
Corinthiens 10.15-17, est clairement visible. L’accent est
mis sur: “Faites ceci en mémoire de moi. De même il prit la
coupe aussi, après le souper, en disant: Cette coupe est la
nouvelle alliance en mon sang: faites ceci, toutes les fois
que vous la boirez, en mémoire de moi” (1 Cor. 11.24,25).
Celui qui mange le pain y trouve le goût du pain; celui qui
boit le vin y trouve le goût du vin. C’est la pure vérité.
Le Seigneur est ressuscité corporellement et est monté au
Ciel. Personne n’a le pouvoir ici sur terre de faire, d’un
gâteau, Son Corps. D’ailleurs il ne s’agit pas du tout de
cela, mais bien de la Vie de Dieu qui se trouvait dans
l’Agneau de Dieu et que nous devons recevoir en nous: “Mais
à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être
enfants de Dieu, savoir à ceux qui croient en son nom” (Jean
1.12). Ceci ne peut être dit d’une manière plus claire et
nette.
La coupe représente la Nouvelle Alliance qui, par le Sang de
l’Agneau sacrifié, a acquis force de loi. Ce ne sont pas le
pain et le vin qui doivent être changés pour être faits
Christ mais c’est le vieil homme qui doit être transformé en
un nouvel homme, et cela en vertu de la puissance de
rédemption, par la Parole, le Sang et l’Esprit du Seigneur.
Quiconque a fait une telle expérience biblique peut prendre
part au Souper du Seigneur (de la juste manière). Ce Repas
commémoratif a été établi de manière à perpétuer jusqu’à la
fin du temps de la grâce le souvenir de l’action de notre
salut. “Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que
vous buvez la coupe, vous annoncez la mort du Seigneur
jusqu’à ce qu’il vienne”. Remarquez bien qu’il n’est pas
dit: “Chaque fois que vous mangez cette chair” mais bien: “…
toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la
coupe”. Ce n’est que ce qui a été versé dans la coupe qui
peut être bu. La pratique de l’église romaine se trouve hors
de la volonté de Dieu et de Sa Parole. La controverse au
sujet de la notion “cela signifie” ou “c’est ceci” était
somme toute inutile. Il n’y a pas lieu de philosopher à ce
sujet. Ce thème aussi doit être considéré du point de vue de
Dieu et c’est également ainsi qu’il doit être traité et
compris
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