|
Crucifixion du Seigneur Jésus Christ
Que ce qu'est la CRUCIFIXION?
La
Crucifixion était, dans l'Antiquité oriental, une méthode
d'exécution de la peine capitale. Les romains adoptèrent
cette infâme méthode pour exécuter les esclaves, les
pirates, les brigands et les indésirables de la société. Les
historiens démontrent que la cruauté et l’humiliation étant
inouïes dans la crucifiction ; les romains la pratiquaient
rarement chez leurs concitoyens : Tan disque Jésus et de
Pierre furent crucifiés, Paul « le romain » fut décapité. La
crucifixion fut abolie dans l’empire Romain, en 313, par
l'empereur Constantin Ier.
Procédure de la
crucifixion
La Flagellation : Le condamné à
mort par crucifixion devait premièrement passer par la
flagellation. C'est-à-dire, être frapper à coup de verges.
Un fouet dont les embouts sont soit avec des plombs ou des
ossements. Le nombre de coups de fouet était limité à 40
chez les juifs, mais chez les romains,
à qui la
condamnation du Seigneur Jésus était confiée, ce nombre
était sans limite. Après la flagellation, la personne est
pratiquement demi morte. Car, les embouts pointus du fouet
lui creusent la peau et la chair. Ce qui crée des douleurs
atroces et de l’hémorragie. Alors que l’objectif de la
flagellation était de ridiculiser, de torturer et d’épuiser
la force du condamné, mais certaines personnes mouraient
vers le cinquantième coup de ce fouet suite à la douleur et
à la perte de sang. Après la flagellation du Seigneur, sans
doute pour l’empêcher de mourir avant la crucifixion, ils
forcèrent Simon de Cyrène à porter Sa croix, Matthieu
27 :32.
Selon la tradition,
c’est le condamné à la crucifixion qui devait porter
lui-même sa croix jusqu'au lieu de l’exécution où il est
ensuite placé sur la croix, bras écartés, mains clouées et
les cordes les fixant à la poutre horizontale. Les pieds
sont aussi cloués et fixés sur une console en bois, fixé à
cette fin, sur la poutre verticale. Ainsi, le Seigneur Jésus
fut flageller, Marc 15 :15b. Il est écrit « 15
Pilate, voulant satisfaire la foule, leur relâcha Barabbas;
et, après avoir fait battre de
verges Jésus, il le livra pour être crucifié.16
Les soldats conduisirent Jésus dans l'intérieur de la cour,
c'est-à-dire, dans le prétoire, et ils assemblèrent toute la
cohorte.17
Ils le revêtirent de pourpre, et posèrent sur sa tête une
couronne d'épines, qu'ils avaient tressée.18
Puis ils se mirent à le saluer: Salut, roi des Juifs! 19
Et ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient
sur lui, et, fléchissant les genoux, ils se prosternaient
devant lui.20
Après s'être ainsi moqués de lui, ils lui ôtèrent la
pourpre, lui remirent ses vêtements, et l'emmenèrent pour le
crucifier. »
Marc 15 :15-20.
Qu'est
ce
qui fait mourir
un crucifié ?
La
mort du crucifié provient de l'asphyxie résultant de la
fatigue de muscles des épaules, pectoraux et intercostaux.
Or, les pectoraux et intercostaux assurent la respiration en
collaboration avec les muscles diaphragmatiques. Dans la
position du crucifié, l’air entre facilement dans le poumon,
mais ressort difficilement. Donc, pour essayer de bien
respirer, le crucifié va tenter de positionner bien ses
pieds sur la console en utilisant les muscles de jambes. En
faisant cela, le poids de son corps repose sur les clous qui
clouent ses pieds, cela crée des douleurs effroyables. Cette
manoeuvre de tenter de bien respirer finit par engendrer les
crampes de tous les muscles de la respiration, ce qui
conduit à l'asphyxie totale (l’air pouvant entrer dans les
poumons, mais sans possibilité d’y sortir) et la mort s’en
suit.
La
mort pouvait aussi être accélérée en empêchant le condamné à
faire des manœuvres lui permettant de bien respirer ; les
jambes du crucifié étaient alors brisées à cette fin.
Un crucifié
dont les jambes
sont brisées,
meurt rapidement, car il n'a
plus de possibilité de positionner
ses pieds pour
créer des périodes de respiration normale. Mais, pour le
Seigneur, quand ils s’approchèrent de Lui, ils
ne lui brisèrent pas les jambes, car Il était déjà mort,
Jean 19 :33.
L’angoisse du Seigneur
avant la crucifixion.
Comme vous pouvez vous rendre compte, la
crucifixion est une méthode très cruelle et inhumaine
d’exécuter un condamné à mort. L’humiliation du condamné et
sa douleur sont inouïes.
C’est expressément que nous nous sommes abstenus d’écrire
les détails historiques explicitant l’humiliation du
condamné, car c’est d’une cruauté inimaginable. Le Seigneur
Jésus qui voyait, par avance, ce qui allait Lui arriver,
fut dans une très grande angoisse. Et c’est seulement Luc,
le médecin, qui nous donne un détail très important relié au
symptôme d’angoisse : Il dit « Étant en agonie,
il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des
grumeaux de sang, qui tombaient à terre ». Luc
22 :44. Cette condition est appelée dans le dictionnaire
médicale Anglais et Grec : Hematidrosis ou
hematohidrosis
( du grec:
αιματίδρωση).
Hematohidrosis est une condition rare dans la quelle, le
niveau du stress et d’angoisse étant dépassé, les petites
capillaires des glandes sudoripares s’éclatent et le sang se
mélange à la sueur. Ce symptôme démontre que le Seigneur
connaissait et était conscient du sort que « Ses frères »
Lui réservaient. Malgré son angoisse, Il ne chercha
aucune excuse pour se dérober de la situation, mais il
continua à se confier en Dieu et en Sa parole. Il s’adressa
à Dieu « disant: Père, si tu voulais éloigner de moi
cette coupe! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais
la tienne. » Luc 22 :42.
La
crucifixion du Seigneur Jésus Christ reste insolite dans
l’histoire du Salut ! C’est incompréhensible ! Car, << Il
vint chez les siens; et les siens ne l'ont pas reçu. >>
Jean 1 :11. Ce sont les siens, ceux qui étaient sensés
accueillir la parole, Jésus, qui l’ont crucifié ! Ceci est
arrivé dans la terre sainte, ville sainte et par les
dirigeants religieux considérés !
Qui ont réellement livré le Seigneur
Jésus Christ à une telle supplice cruelle, humiliante et
barbare comme
celle de la crucifixion ? Quel était leur
mobile ?
La réponse,
à suivre .
cliquez ici.
CRUCIFIXION 1
CRUCIFIXION 2
CRUCIFIXION 3
Bibliographie:
- The
illustrated Bible Dictionary, volume 1, Aaron-Golan, pg 342
à 344. -
Encyclopedic Dictionary of the Bible, tr. And adap. By L.
Hartman ( New York 1963) from A. Van Den Born, Bijbels
Woordenboek 462-465.
- Harper’s Dictionary of classical literaturevand
Antiquities. Peck. Pg 432 à435.
|